Ottawa (Ontario) – Adam Chambers, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, a fait la déclaration suivante sur la réalité du bilan économique du premier ministre Mark Carney :
« Après avoir promis de bâtir l’économie ayant la plus forte croissance du G7, plus d’un an et demi plus tard, le premier ministre Mark Carney a commencé à vanter le fait que « les premiers signes de la transformation de l’économie commencent tout juste à apparaître dans les chiffres ». Mais jusqu’à présent, ses discours sont loin de la réalité.
« Depuis son entrée en fonction, l’économie du Canada s’est contractée, affichant notamment la plus faible croissance économique en première année de tous les premiers ministres de l’histoire. Le Canada est le seul pays du G20 en récession, et notre économie s’est contractée au cours de trois des quatre derniers trimestres.
« Bien que le premier ministre mette en avant les projections d’une hausse des investissements des entreprises et de la croissance économique, les prévisions ne sont pas des résultats. Et loin de constater un boom des investissements, Statistique Canada a rapporté qu’ »au premier trimestre de 2026, les dépenses en immobilisations des entreprises ont diminué de 0,7%, affichant leur cinquième baisse trimestrielle consécutive ». Cela signifie que le capital productif, qui mènerait à des salaires plus élevés pour les travailleurs, est en baisse.
« Au lieu des investissements en capital, le premier ministre met en avant les investissements directs étrangers. Or, le Canada a en réalité enregistré une sortie nette d’investissements directs étrangers de 20,9 milliards de dollars au cours des quatre premiers trimestres du mandat du premier ministre. De plus, les achats étrangers d’actions, d’obligations et de dette publique ne sont pas comparables aux investissements visant à bâtir des usines, à acquérir des machines et à créer des emplois.
« La réalité est que 53 % du total des investissements directs étrangers entrants provenaient de fusions et acquisitions, ce qui inclut 44 milliards de dollars de rachats d’entreprises canadiennes par des acteurs étrangers. Il ne s’agit pas d’investissements destinés à bâtir et à produire davantage au Canada; il s’agit plutôt d’un transfert de propriété vers des acheteurs étrangers, que certains font passer pour des investissements ici, chez nous.
« Alors que les rachats d’entreprises canadiennes ou la hausse des capitalisations boursières constituent d’excellentes nouvelles pour le monde des affaires canadien, cela entraîne un transfert de propriété des entreprises canadiennes vers des acteurs étrangers et se répercute rarement sur les citoyens ordinaires, n’apportant ainsi que peu de bénéfices à l’économie réelle. Les Canadiens évaluent leur niveau de vie en fonction du coût de leur épicerie, de l’abordabilité du logement ou de leurs salaires.
« C’est la réalité. Les Canadiens ne bénéficient pas d’une économie qui croît suffisamment vite pour leur assurer des revenus plus élevés. Leur réalité, c’est une économie qui permet à peine aux familles de joindre les deux bouts. Le Canada affiche le taux d’inflation alimentaire le plus élevé parmi ses pairs; selon Centraide, 38% des Canadiens sont en situation d’insécurité alimentaire, et le surintendant des faillites vient de signaler qu’il y a eu une hausse de 9,6% des cas d’insolvabilité des consommateurs entre le premier trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026.
« En juin, les prix des aliments affichaient toujours une hausse de 3,9% (près du double de la cible d’inflation), tandis que le coût du transport a augmenté de 6,7% et que le prix de l’essence a bondi de 20,5% par rapport à l’année précédente. En fait, depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre, l’inflation des aliments a augmenté de près de 5% et les prix de ces aliments sont désormais supérieurs de plus de 30% à ce qu’ils étaient en 2021. Même si l’inflation sous-jacente ralentit, les Canadiens continuent de faire face à des prix élevés pour les produits qu’ils utilisent au quotidien, et le pouvoir d’achat perdu sous le gouvernement libéral n’a pas été rétabli.
« Parallèlement, un ménage moyen est désormais endetté de près de 1,80 dollar pour chaque dollar de revenu disponible, ce qui représente le niveau le plus élevé parmi les pays du G7. En effet, la RBC a constaté que les coûts liés à l’accession à la propriété ont absorbé 53% du revenu médian des ménages avant impôts au premier trimestre de cette année : soit 23 points de pourcentage de plus que ce que la SCHL considère comme abordable. À Vancouver, la situation est encore pire, avec un taux exceptionnel de 84,1%.
« Les conservateurs souhaitent une croissance économique réelle qui transforme les discours en réalité. Cela signifie libérer nos ressources, rebâtir notre base industrielle et attirer des investissements qui permettront de construire des logements, d’offrir un panier d’épicerie abordable et d’assurer de meilleurs chèques de paie aux travailleurs. »