Ottawa (Ontario) – Arpan Khanna, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Justice et Procureur général du Canada, a fait la déclaration suivante au sujet des propos tenus par le chef de la police de Toronto :
« Après onze ans de lois libérales laxistes en matière de criminalité, la criminalité a explosé, et les communautés sont moins en sécurité face à un système judiciaire qui privilégie les criminels au détriment des victimes. Les crimes violents ont augmenté de plus de 57%, tandis que les crimes commis avec une arme à feu ont bondi de 103% et que les cas d’extorsion ont connu une hausse stupéfiante de 297% depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux.
« Au lieu de garder les criminels en prison, le système libéral de mise en liberté sous caution, également appelé “principe de modération”, leur a permis de retourner dans nos rues pour récidiver. C’est exactement ce qui s’est passé avec les deux responsables de la fusillade au consulat américain de Toronto le 27 juillet.
« Hier, la police de Toronto a confirmé que les tireurs responsables de l’attaque contre le consulat américain étaient mis en liberté sous caution; l’un d’eux était inculpé de quatre chefs d’accusation pour non-respect des conditions de sa libération, et l’autre faisait l’objet de six chefs d’accusation pour non-respect d’une ordonnance de mise en liberté. Ils ne sont pas les seuls : le chef de la police, Myron Demkiw, a déclaré : “Deux des vingt infractions les plus courantes du Code criminel liées aux infractions commises avec des armes à feu sont le non-respect des conditions de libération et le non-respect d’une ordonnance de probation.”
« En fait, la fusillade au consulat s’inscrit désormais dans “une tendance plus large” où des criminels condamnés sont remis en liberté et “commettent ensuite d’autres crimes, parfois même des infractions plus graves, y compris des homicides”. Nous avons constaté ces dernières semaines de nombreux cas où des criminels ont continué à être remis en liberté, pour ensuite enfreindre leurs conditions de libération.
« Samuel Sawyer est toujours recherché par la police de Niagara après avoir prétendument tiré sur un homme de 27 ans à Fort Érié la semaine dernière alors qu’il faisait l’objet d’une ordonnance de mise en liberté. Un homme de Brampton accusé de meurtre au premier degré avait déjà été accusé d’agression et de harcèlement criminel à l’encontre de la victime, mais il a été libéré le lendemain avec une ordonnance d’interdiction de contact. À Oshawa, un suspect déjà soumis à une interdiction de possession d’armes a tiré sur un homme de 20 ans et l’a grièvement blessé.
« Vendredi, un délinquant à haut risque âgé de 37 ans, reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles à Guelph, a été arrêté pour la septième fois depuis 2023 pour non-respect de sa probation. En réalité, il a dû être arrêté si rapidement après sa libération que la police n’a même pas eu le temps d’avertir la communauté de sa remise en liberté. Bien qu’il fasse apparemment l’objet d’une mesure d’expulsion après avoir été fait entrer clandestinement au Canada, il ne peut être expulsé en tant que “personne protégée”.
« Les familles et les communautés en ont assez d’être à nouveau victimes du crime et du désordre commis par les mêmes récidivistes, que les lois libérales continuent de relâcher dans nos rues. Non seulement les projets de loi C-5 et C-75 sont restés en vigueur, mais le projet de loi phare de Mark Carney sur la criminalité, le projet de loi C-16, a instauré une « carte de sortie de prison gratuite”, donnant aux juges le pouvoir d’ignorer presque toutes les peines minimales obligatoires, notamment pour l’extorsion avec une arme à feu, le trafic de personnes et l’agression sexuelle grave avec une arme à feu.
« Ça suffit. Les Canadiens méritent un système de justice criminelle qui met les citoyens respectueux de la loi d’abord. Il est temps de renverser véritablement les lois libérales d’arrestation et de remise en liberté, d’éliminer le « principe de modération » et de renforcer nos lois sur la libération sous caution pour ramener la sécurité dans nos rues. »