Ottawa (Ontario) – Après onze ans sous les libéraux et les politiques économiques de Mark Carney, les Canadiens ont de la difficulté à joindre les deux bouts, l’OCDE confirmant qu’ils font face à la hausse de l’inflation alimentaire la plus élevée du G7. Cela survient alors que l’inflation alimentaire continue d’augmenter à près du double de la cible d’inflation, et que le mois de juin a marqué le 17e mois consécutif où l’inflation sur l’épicerie a dépassé l’inflation globale.
Il n’est pas surprenant que 76% des Canadiens affirment que la nourriture et l’épicerie ont la plus grande incidence sur les finances de leur ménage, l’essence pesant sur 47% des ménages et les coûts du logement étant une source de pression pour un tiers des Canadiens.
Les budgets étant restreints par la hausse des prix, un quart des Canadiens s’attendent à ne pouvoir effectuer que le paiement mensuel minimum sur leurs cartes de crédit, selon un récent rapport d’Equifax. Plus de la moitié des ménages avec enfants déclarent dépenser plus qu’il y a un an, tandis que 35% de ceux sans enfants affirment la même chose.
42% des ménages avec enfants indiquent également devoir s’endetter pour couvrir leurs dépenses de base, soit 18 points de pourcentage de plus que ceux sans enfants. Parallèlement, moins de la moitié des Canadiens de moins de 55 ans prévoient de rembourser intégralement le solde de leur carte de crédit, et 22% ont des difficultés à rembourser leur dette.
La hausse des coûts et l’augmentation de l’endettement signifient également que les Canadiens économisent moins pour leur avenir : 35% d’entre eux ont réduit leurs versements dans leurs comptes d’épargne, leurs placements ou leurs fonds d’études. Il n’est donc pas surprenant que 44% craignent de ne pas économiser suffisamment pour leur retraite, et que plus de deux cinquièmes s’inquiètent des dépenses imprévues liées à des situations d’urgence.
Avec moins d’économies pour faire face à une urgence, 56% ont déclaré lors d’un sondage de la Banque TD qu’une dépense imprévue pourrait les obliger à faire des choix financiers difficiles. Et cela alors que les ménages canadiens sont accablés par le ratio dette/revenu le plus élevé du G7 – 179,6% –, devant 1,80 dollar pour chaque dollar de revenu disponible dont ils disposent.
Mark Carney a demandé aux Canadiens de le juger en fonction des prix qu’ils voient à l’épicerie, et après plus d’un an et demi, le verdict est tombé : les Canadiens n’ont pas les moyens de vivre sous le gouvernement libéral. Les conservateurs réduiront le coût du gouvernement et les taxes sur la nourriture, l’essence et la construction résidentielle afin de rendre la vie à nouveau abordable.