Ottawa (Ontario) – L’honorable Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada et de l’Opposition officielle, a fait la déclaration suivante à l’occasion de l’anniversaire du Juillet noir et du début de la guerre civile au Sri Lanka :
« Il y a 43 ans, des décennies de répression et de discrimination ont pris une tournure effroyable, se transformant en véritable catastrophe lorsque le gouvernement sri-lankais a lancé une campagne de génocide contre le peuple tamoul, faisant des milliers de morts et obligeant des dizaines de milliers d’autres à fuir leurs maisons.
« Au cours des 26 années de guerre civile qui ont suivi, les Tamouls ont été visés par une violence effroyable et ont été victimes de certains des pires massacres que la région ait jamais connus. Des Tamouls innocents sont devenus les cibles de pogroms soutenus par le gouvernement, et des communautés et des maisons établies depuis des générations ont été réduites en cendres.
« Le Juillet noir n’a pas marqué le point culminant de la cruauté du gouvernement, mais plutôt le début d’une violence encore plus brutale qui s’est étendue sur plus de 25 ans de génocide sri-lankais.
« Plus de quatre décennies plus tard, les blessures du peuple tamoul sont toujours vives. Les récentes découvertes sur le site des fosses communes de Chemmani ont une fois de plus contraint le monde à se confronter à l’héritage de ces disparitions forcées et de ces atrocités de masse.
« Bien que la guerre civile soit terminée, le Sri Lanka n’a pas connu de véritable réconciliation, et les auteurs de cette violence cruelle n’ont pas été traduits en justice.
« En cet anniversaire, le Canada doit s’appuyer sur son passé de lutte pour la responsabilité – tout comme l’a fait le premier ministre Stephen Harper en boycottant le sommet du Commonwealth – en exigeant que le régime Rajapaksa et tous les responsables de ces crimes soient poursuivis devant une cour ou un tribunal international.
« Alors que les Canadiens d’origine tamoule commémorent solennellement l’anniversaire du Juillet noir, nous nous souvenons une fois de plus de ce sombre chapitre de l’histoire du Sri Lanka, et nous sommes aux côtés de ceux qui continuent de porter la douleur de cette violence, de cette persécution et de ces pertes. »