Ottawa (Ontario) – Dan Mazier, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Santé, a fait la déclaration suivante pour demander au gouvernement libéral de mettre fin à tout financement fédéral destiné à Inforoute Santé du Canada (Inforoute) et de transférer toutes les fonctions utiles à Santé Canada, où elles pourront rendre des comptes au Parlement :
« Inforoute a été créée il y a près de 25 ans pour aider à numériser les dossiers médicaux. Sous la mauvaise gestion des libéraux, elle est devenue un intermédiaire administratif irresponsable qui dépense des millions pour ses dirigeants, ses conférences et ses programmes ratés, dont des millions de dollars en consultants, pendant que les Canadiens attendent des améliorations à leurs soins de santé.
« Inforoute est devenue une organisation bureaucratique financée par les contribuables, comptant 175 employés, 6 hauts dirigeants, 89 gestionnaires, 24 vice-présidents et un PDG ayant droit à près de 900 000 dollars de rémunération totale, chauffeur compris. En seulement trois ans, elle a dépensé plus de 400 000 dollars en frais de voyage pour les cadres.
« Nulle part l’échec d’Inforoute n’est plus flagrant que dans le scandale de 300 millions de dollars de PrescripTIon. Les libéraux avaient promis aux Canadiens un système qui remplacerait les télécopieurs pour les prescriptions.
« Au lieu de cela, Inforoute a dépensé 300 millions de dollars, dont 98 millions de dollars en sous-traitance versés à TELUS Santé et 167 millions consacrés aux frais d’exploitation et aux frais généraux, pour aboutir à un programme qui, à son apogée, traitait moins de 5% des ordonnances au Canada avant d’être abandonné.
« La semaine dernière, la ministre de la Santé des libéraux a admis qu’il existait des “problèmes de gouvernance” chez Inforoute et a confirmé que le gouvernement retenait 50 millions de dollars de financement fédéral. Quelques jours plus tôt, le président libéral du Comité de la Santé avait averti Inforoute que son refus persistant de remettre les documents relatifs à PrescripTIon pourrait mener l’organisation à être reconnue coupable d’outrage au Parlement. Il a néanmoins annulé une autre réunion du Comité de la santé prévue aujourd’hui.
« Les problèmes de gestion d’Inforoute ne datent pas d’hier. Un précédent rapport de la vérificatrice générale avait révélé qu’Inforoute induisait les Canadiens en erreur en déclarant que les systèmes étaient « disponibles » sans préciser que ce terme ne signifiait pas qu’ils étaient utilisés, adoptés ou compatibles à l’échelle nationale.
« Dans son premier rapport annuel de 2002, Inforoute avait promis de ne pas devenir « une grande organisation », mais plutôt un « petit groupe de spécialistes des soins de santé, des technologies de l’information et de la gestion du changement ». Au lieu de cela, Inforoute est devenue exactement ce qu’elle avait promis de ne pas être, passant d’environ 50 employés en 2003 à 175 en 2025, et engageant désormais discrètement les contribuables dans 48,4 millions de dollars de contrats d’externalisation valables jusqu’en 2030.
« Les seules personnes qui semblent tirer profit d’Inforoute sont les lobbyistes, les consultants et les gens bien connectés qui s’enrichissent grâce à des conférences, des réunions et des rapports sans fin qui ne donnent aucun résultat pour les Canadiens.
« Bien qu’elle soit financée presque exclusivement par les contribuables, Inforoute échappe aux règles fondamentales de contrôle qui s’appliquent aux ministères. Elle n’est pas soumise à la Loi sur l’accès à l’information, ce qui signifie que les Canadiens ne peuvent pas consulter ses dossiers, et elle n’est pas soumise aux mécanismes de responsabilité parlementaire auxquels un ministre doit répondre.
« Inforoute a peut-être eu son utilité à une époque où les technologies de santé numériques étaient limitées et incertaines, mais cette époque est révolue. Si certaines activités d’Inforoute méritent d’être conservées, elles devraient être menées en toute transparence au sein même du gouvernement, où les Canadiens peuvent réellement lui demander des comptes, et non par l’intermédiaire d’un organisme qui se soustrait à tout examen.
« Il est ironique qu’Inforoute, l’organisation chargée de faire progresser la santé numérique au Canada, soit incapable de produire des documents sous forme électronique lorsque le Parlement le lui ordonne. Si Inforoute ne peut pas répondre à une simple demande de documents, les Canadiens ont raison de se demander comment on peut lui faire confiance pour gérer une infrastructure de santé numérique sensible.
« Les libéraux ont versé des centaines de millions de dollars à Inforoute et ont récompensé l’échec, comme en témoigne le scandale PrescripTIon d’une valeur de 300 millions de dollars. Les conservateurs vont remettre de l’ordre dans ce gâchis, protéger l’argent des contribuables et faire passer les patients avant les gens bien connectés et les consultants qui s’enrichissent sur le dos des Canadiens.
« L’argent gaspillé dans Inforoute Santé du Canada serait bien mieux investi dans les médecins et les infirmiers afin qu’ils puissent offrir des soins aux Canadiens. »