Ottawa (Ontario) – Les députés conservateurs membres du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir (AMAD) accueillent favorablement la recommandation du Comité visant à suspendre indéfiniment l’expansion de l’aide médicale à mourir dans les cas où une maladie mentale est le seul problème de santé sous-jacent, et appellent les libéraux à soutenir le projet de loi C-218 et à mettre définitivement un terme à l’expansion prévue.

Les conservateurs se sont opposés à cette expansion dès le début, votant contre l’amendement du Sénat au projet de loi C-7 qui avait lancé ce projet d’expansion.

Depuis, le gouvernement libéral a été contraint à deux reprises de reporter l’expansion prévue au moyen de lois d’urgence adoptées in extremis. Les conservateurs étaient en faveur de ces reports, mais ont toujours soutenu que ce projet devait être définitivement abandonné.

« Le Comité s’est enfin rangé du côté des conservateurs sur cet enjeu », ont déclaré les membres conservateurs du Comité AMAD. « Les faits sont clairs, comme ils l’ont toujours été : aller de l’avant avec cette expansion est imprudent et dangereux. »

La députée conservatrice Tamara Jansen a déjà déposé un projet de loi émanant d’un député, le C-218, qui modifierait le Code criminel afin d’abroger définitivement l’expansion prévue du programme d’aide médicale à mourir lorsque la maladie mentale est le seul problème de santé sous-jacent. Les conservateurs demandent aux libéraux d’appuyer ce projet de loi et sont prêts à collaborer avec le gouvernement à cette fin.

De plus, dans leur avis complémentaire à la recommandation du Comité, les conservateurs ont suggéré un renforcement de la surveillance fédérale et de la communication d’informations, l’établissement de normes nationales minimales pour la supervision de l’aide médicale à mourir, une mise à jour des lignes directrices et de la formation, ainsi qu’une révision de l’efficacité et de l’applicabilité des protections actuelles relatives à l’aide médicale à mourir.

« Les Canadiens vulnérables méritent des soins, de la protection et de l’espoir. On ne devrait pas leur offrir l’aide médicale à mourir pour pallier le manque de soutien que leurs gouvernements n’ont pas su leur fournir », ont conclu les membres conservateurs du Comité AMAD. « Le gouvernement libéral doit mettre la politique de côté, appuyer le projet de loi C-218 et suivre la recommandation du Comité afin de bloquer définitivement cette expansion dangereuse. »