Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, les conservateurs ont déposé une motion demandant au premier ministre Mark Carney de présenter immédiatement un plan visant à renverser toutes les politiques économiques de son gouvernement libéral qui ont conduit le Canada à être le seul pays du G7 en récession.
Alors que les libéraux à la Chambre des communes créent une illusion en niant l’existence d’une récession, les Canadiens connaissent la réalité : au premier trimestre de cette année, le produit intérieur brut réel du Canada a reculé de 0,1% après une contraction annualisée de 1% au dernier trimestre de 2025. Depuis l’entrée en fonction de Mark Carney, l’économie s’est contractée au cours de trois des quatre derniers trimestres, enregistrant une baisse stupéfiante de 1,36 milliard de dollars.
En maintenant toutes les lois anti-développement, les formalités administratives excessives et les impôts élevés, le gouvernement libéral a chassé les capitaux hors du pays, les investissements des entreprises ayant chuté de 0,7% au premier trimestre – leur cinquième baisse trimestrielle consécutive. Non seulement ces politiques ont conduit à la première récession depuis la pandémie mondiale, mais alors que d’autres pays du G7 sont confrontés aux mêmes facteurs mondiaux, le Canada est le seul à être en récession.
Ce ne sont pas là des chiffres abstraits ; ils se traduisent par une souffrance réelle. Au cours des quatre premiers mois de cette année, 112 000 Canadiens ont perdu leur emploi, le taux de chômage du pays étant le deuxième plus élevé du G7. Le taux de chômage a grimpé à 6,9%, son plus haut niveau depuis six mois, tandis que le nombre de Canadiens pris au piège du chômage de longue durée est supérieur de 31,6% à ce qu’il était avant la pandémie.
Equifax indique que le nombre de cas d’insolvabilité a atteint des niveaux jamais vus depuis 2009, avec une hausse de près de 19% par rapport à l’année précédente. Au cours des trois premiers mois de cette année, 1,5 million de Canadiens ont manqué un paiement de dette, tandis que les taux de défaut de paiement des prêts hypothécaires ont grimpé de 32% par rapport à l’année précédente. En fait, le Canada affiche de loin le niveau d’endettement des ménages le plus élevé du G7.
Alors que l’économie se contracte, que l’endettement des ménages augmente et que les emplois disparaissent, de plus en plus de Canadiens sont contraints de se tourner vers les banques alimentaires pour simplement survivre. Le PDG de la banque alimentaire Daily Bread a déclaré qu’un habitant sur dix de la région du Grand Toronto se nourrit désormais grâce à une banque alimentaire. L’année dernière seulement, on a enregistré une hausse de 4,1 millions de visites, soit une hausse de 340% par rapport à 2019.
Lors de son séjour à New York, Mark Carney a déclaré qu’« un pays qui ne peut pas se nourrir, s’approvisionner en carburant ou se défendre n’est pas véritablement souverain ». C’est pourtant exactement la réalité à laquelle sont confrontés les Canadiens aujourd’hui : des millions de personnes dépendant des banques alimentaires, des dizaines de milliers de chômeurs et la seule économie en récession parmi les pays du G7.
Le déclin économique du Canada sur deux trimestres consécutifs n’est pas une simple formalité : cette récession est bien réelle. Les discours, les faux protocoles d’entente, les documents de travail, les séances photos et autres illusions ne vont pas réparer les dégâts ni arrêter l’hémorragie économique.
Le gouvernement libéral doit changer de cap dès maintenant. Il est temps que le premier ministre présente un plan.