Ottawa (Ontario) – L’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, et Dan Mazier, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Santé, ont fait la déclaration suivante en réponse à un nouveau rapport de la directrice parlementaire du budget (DPB) sur le Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) :
« Le PFSI a initialement été créé afin d’offrir des soins de santé urgents, temporaires et de courte durée à des réfugiés véritablement vulnérables. Aujourd’hui, la directrice parlementaire du budget a clairement démontré qu’après des années de mauvaise gestion libérale de notre système d’asile, ce qui devait être un programme temporaire est devenu un privilège financé par les contribuables qui s’étend sur plusieurs années, dans le cadre duquel des dizaines de milliers de faux demandeurs d’asile reçoivent des soins de santé de luxe pendant que les Canadiens demeurent sans soins.
« La DPB a également confirmé que les coûts du programme ont explosé et que les demi-mesures du gouvernement libéral n’ont rien réglé. Le rapport démontre que la situation ne fera qu’empirer. Cela survient alors que six millions de Canadiens n’ont pas accès à un médecin de famille sous les libéraux :
- Le coût annuel du PFSI a explosé pour atteindre 822 millions de dollars en 2024-2025 et continue d’augmenter rapidement à cause d’un nombre record de demandes d’asile et des retards créés après des années de politiques libérales de frontières ouvertes;
- Au lieu d’être expulsés, près de 74 000 demandeurs d’asile rejetés continuent d’avoir accès pendant des années à la généreuse couverture du PFSI en raison d’appels sans fin et de délais administratifs;
- Près de 50% des demandeurs dont la demande d’asile a été jugée invalide sont demeurés dans le système pendant plus de trois ans après cette décision et, au lieu d’être expulsés, ont été autorisés à recevoir des bénéfices de luxe auxquels les Canadiens n’ont pas accès;
- Les services de consultations psychologiques sont passés de moins de 1% du programme à 11%, coûtant plus de 38,7 millions de dollars aux contribuables l’an dernier, tandis que les visites de soins à domicile ont coûté plus de 12,2 millions de dollars. Le coût du programme continue d’exploser puisque plus de 300 000 demandes d’asile demeurent en attente — soit cinq fois plus qu’en 2021 — et que 65% des demandeurs sont coincés dans le système depuis plus d’un an;
- Les coûts des soins dentaires couverts par le PFSI sont passés de 30 millions de dollars à 257 millions de dollars en seulement cinq ans;
- Les retards et les délais de traitement des libéraux entraînent des coûts supplémentaires de 72 millions de dollars par année pour chaque mois de retard additionnel;
- Les demandeurs d’asile coûtent maintenant 80% plus cher par personne que les véritables réfugiés réinstallés en raison des années nécessaires pour traiter les demandes et expulser les faux demandeurs d’asile.
« Même si les libéraux percevaient l’intégralité des co-paiements proposés et si les dispositions en matière d’immigration du projet de loi C-12 n’étaient pas contestées devant les tribunaux alors que c’est ce qui est prévu, le rapport souligne que le coût global du programme continuera de grimper chaque année, coûtant aux contribuables des centaines de millions de dollars.
« Les libéraux doivent expliquer aux Canadiens pourquoi les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée, qui font l’objet d’une mesure d’expulsion et qui ne se présentent pas toujours pour être expulsés, continuent de bénéficier de soins de santé de luxe financés par les contribuables tout en refusant de quitter le Canada.
« Les libéraux ont voté contre une motion conservatrice visant à mettre fin à cette folie et à limiter l’accès aux soins de santé des demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée aux soins d’urgence et vitaux. Ils ont également voté contre plusieurs propositions conservatrices visant à empêcher les abus du système d’asile.
« Les conservateurs vont rétablir le système d’immigration du Canada, vont veiller à ce que les capacités du système de santé soient disponibles avant de fixer les seuils d’immigration, et vont mettre fin aux soins de santé de luxe financés par les contribuables pour les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée à qui l’on a ordonné de quitter le Canada.
« Il est temps que les libéraux adoptent nos propositions afin de rétablir l’ordre dans le système d’immigration du Canada. »
Citations importantes du rapport :
« En février 2026, environ 74 000 “ demandeurs d’asile déboutés ”, définis comme des personnes ayant présenté une demande de protection au Canada sans obtenir la protection, se trouvaient dans l’inventaire des renvois de l’ASFC. Les demandeurs d’asile déboutés peuvent demeurer admissibles au PFSI pendant que leur situation fait l’objet de processus en cours d’immigration ou d’évaluation des risques en cours (p. ex. ERAR), et dans certains cas jusqu’à leur départ du Canada. Ensemble, ces facteurs prolongent considérablement la période d’admissibilité au PFSI pour une part importante des demandeurs déboutés. » (page 3)
« La durée moyenne de la couverture du PFSI pour les demandeurs d’asile était d’environ quatre ans en 2024-2025, comparativement à trois ans en 2021-2022. » (page 8)
« Près de 50 pour cent des demandeurs d’asile déboutés dont la demande d’asile a été présentée en 2019 sont demeurés dans l’inventaire des renvois pendant plus de trois ans à la suite d’une décision négative. » (page 20)
« Près de 50 pour cent des demandeurs ayant ultimement reçu une décision négative de la CISR en 2019 sont demeurés dans le système pendant plus de trois ans après cette décision. » (page 3)
« … les dépenses consacrées aux consultations psychologiques sont passées de moins de 1 pour cent du total des dépenses supplémentaires en 2016 à plus de 11 pour cent en 2025. » (page 11,12)
Coûts des consultations psychologiques pour les « demandeurs d’asile et autres » (2024-2025) : 38,79 millions de dollars
Coûts des visites à domicile pour les « demandeurs d’asile et autres » (2024-2025) : 12,41 millions de dollars (page 33)