Le chef du Parti conservateur se rend à Surrey pour dénoncer les libéraux de Mark Carney, responsables d’une hausse de 2 400% des cas d’extorsion, et exiger l’adoption de lois visant à emprisonner et à expulser les extorqueurs.

Surrey (Colombie-Britannique) – Aujourd’hui, l’honorable Pierre Poilievre, chef de l’Opposition officielle et du Parti conservateur du Canada, a poursuivi sa visite dans la vallée du Fraser et a dénoncé les lois libérales permissives qui laissent les extorqueurs et autres criminels violents en liberté, tout en proposant un plan en quatre points visant à emprisonner et à expulser les extorqueurs.

« Après 11 ans de politiques libérales permissives en matière de criminalité, des récidivistes violents ont été remis en liberté dans les rues du Canada, et les communautés à travers notre pays en paient le prix », a déclaré Pierre Poilievre. « Mark Carney tente de prétendre que son gouvernement agit contre la criminalité. Pourtant, son projet de loi phare en matière de criminalité, le projet de loi C-16, contient une clause que les libéraux n’ont pas encore pris le temps d’abroger, permettant aux juges d’ignorer presque toutes les peines minimales obligatoires. » 

« Il y a de nombreux aspects de ce projet de loi que les conservateurs soutiendraient, mais cette carte de sortie de prison gratuite est un cadeau empoisonné », a poursuivi Pierre Poilievre. « Plus de criminalité et plus de chaos. C’est du pareil au même. Mark Carney n’est qu’un libéral comme les autres. »

Au cours des trois premiers mois de 2026 seulement, la police de Surrey a signalé une hausse stupéfiante de 2 400% des cas d’extorsion et de 300% des coups de feu tirés par rapport à l’année dernière. Cette semaine, une autre maison à Newton a été la cible d’une fusillade qui serait liée à une affaire d’extorsion. Cela fait suite au meurtre de deux adolescents lors d’une attaque liée aux gangs et à celui d’un homme abattu dans un commerce local au début du mois.

Tout cela s’inscrit dans le cadre d’une hausse de 55% des crimes violents et d’une hausse de 330% des cas d’extorsion à l’échelle du Canada depuis 2015. Rien qu’en Colombie-Britannique, les crimes violents ont augmenté de près de 50%, les agressions sexuelles de 95% et les cas d’extorsion ont bondi de 481% au cours de la dernière décennie.

« C’est la conséquence directe des lois libérales d’arrestation et de remise en liberté », a ajouté Pierre Poilievre. « Le projet de loi C-75 des libéraux a affaibli le système de mise en liberté sous caution en ordonnant à la police et aux juges de libérer les criminels accusés dès la première occasion raisonnable et aux conditions les moins sévères possible, tandis que le projet de loi C-5 des libéraux a réduit les peines pour les crimes graves, notamment le trafic de drogue, l’extorsion avec une arme à feu et le vol qualifié avec une arme à feu. »

Maintenant, cette carte de sortie de prison gratuite permettrait aux juges de contourner pratiquement toutes les peines minimales obligatoires prévues par le Code criminel, à l’exception de la trahison et du meurtre. Cela inclut des peines potentiellement inférieures à cinq ans pour les personnes reconnues coupables d’extorsion avec une arme à feu à usage restreint ou prohibée. Des responsables du ministère de la Justice ont également confirmé que cela permettrait aux juges d’ignorer les peines minimales obligatoires si celles-ci compromettent le statut d’immigration d’un criminel.

Alors que les Canadiens voient la criminalité, le chaos et le désordre s’aggraver, et que les familles craignent d’être les prochaines cibles, Pierre Poilievre a appelé le gouvernement libéral à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à l’extorsion et lutter contre la criminalité en :

  • Supprimant la clause de la carte de sortie de prison gratuite du projet de loi C-16 afin que les peines minimales obligatoires soient respectées;
  • Présentant un projet de loi visant à imposer des peines minimales obligatoires de 10 ans pour l’extorsion lorsqu’elle est associée au crime organisé ou si une arme à feu illégale est utilisée;
  • Retrouvant et expulsant tous les criminels, visiteurs et extorqueurs en séjour illégal. Le gouvernement libéral doit renvoyer les membres de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada nommés par les libéraux et expulser immédiatement tous les criminels et membres de gangs présents sur le territoire, y compris les membres du gang Bishnoi, qui n’a été classé comme organisation terroriste qu’à la suite de fortes pressions exercées par les conservateurs;
  • Adoptant le principe « Protégeons nos foyers » dans la loi, en modifiant l’article 34 du Code criminel afin que l’usage de la force soit présumé justifié s’il est exercé contre un intrus illégal.

Aux côtés des chefs de police et des premiers ministres provinciaux, les conservateurs réclament depuis longtemps des lois plus strictes sur la libération sous caution et des peines plus sévères pour les auteurs d’actes violents et les récidivistes. Pourtant, le gouvernement libéral a bloqué en comité les projets de loi et les amendements conservateurs visant à rétablir les peines minimales obligatoires pour les crimes violents.

« Bien que Mark Carney fasse preuve de fermeté dans ses propos, trop souvent, il se range du côté des mêmes politiques libérales qui sont à l’origine de cette crise quand vient le temps d’agir », a ajouté Pierre Poilievre.

Les libéraux de Mark Carney ont voté contre le projet de loi conservateur C-381, qui aurait rétabli les peines minimales obligatoires pour l’extorsion. Ils ont voté contre le projet de loi conservateur C-220, qui aurait empêché les juges d’utiliser le statut d’immigration pour réduire une peine, et contre le projet de loi C-246, qui exigeait que les criminels reconnus coupables de multiples infractions sexuelles purgent des peines consécutives.

« Il est clair que seuls les conservateurs vont abroger les lois libérales laxistes en matière de criminalité, vont rétablir les peines minimales obligatoires pour les crimes graves, vont renforcer les règles de libération sous caution pour les récidivistes violents et vont veiller à ce que les criminels purgent la peine que leurs crimes méritent », a poursuivi le chef conservateur.

« Les Canadiens méritent des rues sécuritaires pour leurs familles, pas des peines plus clémentes pour les criminels », a conclu Pierre Poilievre. « Les conservateurs vont mettre les droits des victimes d’abord et vont mettre les criminels violents derrière les barreaux, là où ils devraient être. »