Ottawa (Ontario) – Dan Mazier, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Santé, a fait la déclaration suivante demandant à la vérificatrice générale d’enquêter sur l’échec du programme PrescripTIon du gouvernement libéral, d’une valeur de plus de 300 millions de dollars :
« En 2016, les libéraux ont annoncé un financement de 40 millions de dollars pour développer un service national de prescription électronique – PrescripTIon – qui promettait de remplacer les ordonnances papier et les télécopieurs. Dix ans plus tard, le coût pour les contribuables a explosé pour atteindre plus de 300 millions de dollars, alors que moins de 5 % des ordonnances sont transmises via ce programme.
« Plus tôt cette année, Inforoute Santé du Canada a discrètement voté la fin du programme. Malgré cela, la ministre de la Santé de Mark Carney n’a manifesté aucune préoccupation quant au coût de cet échec, proclamant lors d’une des périodes de questions que « l’argent a été dépensé ! »
« Le programme PrescripTIon est un scandale libéral de 300 millions de dollars qui se cache à la vue de tous. Inforoute Santé du Canada a été choisie pour concevoir le programme, puis a payé TELUS Santé pour le développer, mais TELUS pourrait avoir sous-traité davantage le travail, sans pour autant obtenir de résultats.
« Devant le Comité de la santé, TELUS Santé a révélé avoir reçu 98 millions de dollars pour le programme PrescripTIon, mais n’a pas pu préciser quelle propriété intellectuelle avait été créée avec l’argent des contribuables. L’entreprise a indiqué qu’elle pourrait monétiser la technologie développée à partir de PrescripTIon et mettre au point son propre service de prescription électronique une fois PrescripTIon terminé, ce qui soulève de nouvelles inquiétudes quant à savoir qui a réellement bénéficié du programme.
« TELUS a également refusé de répondre à la question de savoir si les travaux liés à PrescripTIon avaient été sous-traités à l’étranger, bien qu’elle ait confirmé que seuls une cinquantaine d’employés étaient affectés au programme. Le PDG d’Inforoute Santé du Canada, Michael Green, s’est montré incapable de répondre à des questions simples, ce qui a contraint le Comité de la santé à le convoquer à nouveau pour qu’il témoigne sur son rôle dans l’échec de PrescripTIon, un projet de 300 millions de dollars.
« N’importe quel PDG du secteur privé qui aurait supervisé un programme de 300 millions de dollars ayant échoué et qui se serait ensuite révélé incapable d’expliquer où l’argent était passé serait congédié, mais sous le gouvernement libéral, il n’y a aucune obligation de rendre des comptes.
« Les conservateurs ont également demandé la publication des accords de contribution et des documents de performance du gouvernement concernant PrescripTIon afin que les Canadiens puissent voir où leurs 300 millions de dollars ont été dépensés. Au lieu de permettre un vote, les députés libéraux ont fait obstruction au sein du Comité de la santé pour bloquer la publication de ces documents.
« C’est pourquoi les conservateurs demandent à la vérificatrice générale d’enquêter sur PrescripTIon. Les Canadiens méritent de savoir où chaque dollar a été dépensé, qui a reçu l’argent, à qui appartient la technologie et pourquoi le programme a échoué.
« Les contribuables ont financé le développement d’un logiciel défaillant dont ils ne sont pas propriétaires, pour un service qui n’a pas réussi à remplacer les télécopieurs, et le gouvernement ainsi que les organismes responsables sont incapables de dire où sont passés ces 300 millions de dollars.
« Il est clair que ce ne sont pas les Canadiens qui ont bénéficié de PrescripTIon, alors la question à 300 millions de dollars est simple : qui en a profité ? »