Toronto (Ontario) – Aujourd’hui, l’honorable Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur du Canada et de l’Opposition officielle, a envoyé une lettre au premier ministre Mark Carney présentant les demandes des conservateurs en vue de la Mise à jour économique du printemps de cette semaine : 

Monsieur le premier ministre,

Je vous écris pour demander un gouvernement abordable afin que les Canadiens puissent avoir une vie abordable.

Ce n’est pas surprenant que les Canadiens aient de la difficulté à payer leur panier d’épicerie, leur plein d’essence et leur loyer sous votre gouvernement libéral. Plus vous dépensez, plus les prix augmentent. Vos déficits causés par l’impression d’argent et les coûts élevés de l’essence financent vos dépenses irresponsables et font augmenter le prix de tout ce que les Canadiens achètent. Vous êtes le premier ministre le plus coûteux de notre histoire.

Vous avez doublé le déficit en moins d’un an même si vous aviez promis de « moins dépenser ». Votre déficit est près de deux fois plus élevé que celui laissé par Justin Trudeau.

Vous l’avez fait en ajoutant 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses nettes. En réalité, le directeur parlementaire du budget a confirmé que les deux tiers de ces dépenses sont consacrés au fonctionnement et non à l’investissement. En dehors de la COVID, vous avez créé le plus gros déficit de l’histoire et le niveau de dépenses le plus élevé en proportion au PIB depuis 1996.

Vous aviez promis de réduire la bureaucratie, mais au cours de vos 11 premiers mois comme premier ministre, celle-ci a augmenté de 7,4 %. Les dépenses pour les consultants sont également en hausse et contrairement à ce que vous aviez promis, le coût global des dépenses de fonctionnement quotidiennes a augmenté de 9,1 % en moins d’un an.

Votre gestion budgétaire irresponsable met les finances du pays sur la carte de crédit et vos politiques inflationnistes forcent les Canadiens à s’endetter avec leur propre carte de crédit pour payer leurs dépenses quotidiennes.

C’est pourquoi les intérêts que votre gouvernement paie sur la dette nationale sont maintenant supérieurs à ce que vous allouez aux transferts en matière de santé ou à la défense nationale, et supérieurs à ce que vous collectez en TPS. Chaque cent que les gens paient en taxe de vente fédérale va désormais aux banquiers et aux détenteurs d’obligations plutôt qu’au personnel soignant. 

Vous avez infligé au Canada le pire endettement des ménages, la pire inflation alimentaire, les pires coûts du logement et le deuxième pire taux de chômage du G7. Votre bilan se résume à plus de dépenses, plus de dettes et plus d’impôts. C’est du pareil au même. Malgré tout le respect que je vous dois, vous agissez comme un vrai libéral. 

Les économistes canadiens tirent la sonnette d’alarme. Jeudi, l’Institut C.D. Howe a déclaré que « le Canada ne peut plus se vanter de sa discipline budgétaire » et que « le gouvernement fédéral doit changer de cap ». La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a déclaré plus tôt ce mois-ci que « l’avenir économique du Canada est en jeu en raison de la dette record et des déficits croissants à Ottawa ».

Le problème n’est pas seulement que vous dépensez plus. C’est que vous gaspillez cet argent dans des dépenses coûteuses pour des projets inutiles, l’aide étrangère et les faux réfugiés. Vous avez enrichi des gens bien connectés comme vous grâce à des subventions aux entreprises et à des paradis fiscaux qui ont permis à votre entreprise d’être celle qui fait le plus d’évitement fiscal au Canada.

Vous refusez de payer votre part tout en forçant les autres à payer plus. La fin de ces politiques pourrait réduire les déficits, l’inflation et les impôts pour les Canadiens qui travaillent fort. 

Permettez-moi d’être clair : nous ne devrions pas avoir de déficit. Et si j’étais premier ministre aujourd’hui, nous serions en bonne voie d’y parvenir. Malheureusement, votre gouvernement libéral a rendu cela impossible pour cette année.

Je vous écris pour vous demander de mettre fin à votre gestion budgétaire à crédit. Voici comment :

  • Plafonnez le déficit pour cette année au niveau annoncé par Justin Trudeau dans sa dernière mise à jour budgétaire : 31 milliards de dollars; et
  • Présentez un plan pour revenir à l’équilibre budgétaire à moyen terme. 

Voici quelques suggestions de dépenses que vous pourriez couper :

  • Abandonnez le TGV Alto de 90 milliards de dollars;
  • Éliminez le programme libéral de confiscation des armes à feu de 742 millions de dollars;
  • Réduisez les 20 milliards de dollars dépensés pour les consultants externes en 2024-2025;
  • Réduisez les dépenses consacrées à la bureaucratie fédérale, qui vont atteindre 65,8 milliards de dollars cette année;
  • Réduisez les dépenses pour l’aide étrangère, qui ont totalisé plus de 12 milliards de dollars en 2024-2025;
  • Réduisez les subventions aux entreprises;
  • Mettez fin aux aides financées par les contribuables pour les demandeurs d’asile frauduleux et aux abus du système d’immigration; et
  • Fermez les paradis fiscaux pour les gens bien connectés tout en réduisant les impôts pour les travailleurs canadiens.

La réduction de la bureaucratie, des consultants, des subventions aux entreprises, de l’aide étrangère, des aides aux faux réfugiés et des paradis fiscaux peut faire baisser la dette, les impôts et l’inflation.

Il est temps de mettre fin à votre gestion budgétaire à crédit. Nous avons besoin d’un gouvernement abordable afin que les Canadiens puissent mener une vie abordable.