Ottawa (Ontario) – Devenir propriétaire d’une maison était autrefois une normalité, mais des années de politiques libérales ont rendu cet objectif inaccessible pour des millions de personnes, en particulier les jeunes. Bien qu’il ait promis de « doubler le rythme de la construction », après plus d’un an au pouvoir, le premier ministre Mark Carney n’a pas réussi à rattraper le retard du Canada.
Pour les Canadiens qui ont la chance d’avoir leur propre toit, les coûts sont exorbitants. Selon la RBC, les ménages canadiens doivent consacrer 53,2 % de leur revenu médian avant impôts pour être propriétaires d’une maison. En 2015, ce chiffre était inférieur à 40 %. Il n’est donc pas étonnant qu’une étude récente ait révélé que les Canadiens vivant dans la plupart des grandes villes ont plus de mal à rembourser leur prêt hypothécaire.
Malheureusement, il s’agit d’un problème spécifique au Canada. Depuis 2015, la hausse des prix de l’immobilier canadien a été de 28 % plus rapide que la hausse des revenus – le taux le plus élevé du G7.
Les redevances d’aménagement dans la ville de Toronto ont atteint la somme astronomique de 140 000 dollars pour une maison individuelle, contre 35 000 dollars lorsque les conservateurs fédéraux ont quitté le pouvoir. Même en les réduisant de moitié, l’abordabilité ne reviendrait pas aux niveaux de 2015.
Cela n’a rien de surprenant quand on sait que Gregor Robertson, le ministre du Logement choisi par le premier ministre, a mené à une hausse de 149 % des prix de l’immobilier lorsqu’il était maire de Vancouver – avec des taxes sur la construction de logements qui ont grimpé de 141 %.
Aujourd’hui, l’agence de logement du gouvernement prévoit que « de 2026 à 2028, les mises en chantier d’habitations devraient diminuer à l’échelle nationale. Les promoteurs devront composer avec des coûts élevés, un ralentissement de la demande et des stocks importants », anticipant un effondrement pouvant atteindre 18,1 %. Et l’Association canadienne des constructeurs d’habitations a constaté que 38 % des constructeurs et de leurs sous-traitants ont dû congédier des travailleurs.
La récente suspension de la TVH sur les maisons neuves en Ontario est arrivée trop tard et reste insuffisante; elle ne devrait générer que 8 000 nouvelles mises en chantier et ne parvient pas à offrir une certitude à long terme aux acheteurs et aux constructeurs. Et la nouvelle (ou presque) bureaucratie libérale chargée du logement n’a dépensé aucun dollar en investissements en capital et n’a construit aucune nouvelle maison.
Mark Carney a promis de construire à un rythme jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale, et les conservateurs sont prêts à l’aider. C’est pourquoi les conservateurs ont proposé, il y a plus de trois ans, de supprimer les taxes sur l’achat d’une maison. Mais les Canadiens ont besoin de résultats concrets qui se traduisent par des mises en chantier : pas de nouvelles campagnes de relations publiques ou de bureaucratie.