Ottawa (Ontario) – L’honorable Michelle Rempel Garner, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et Brad Redekopp, ministre associé du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, ont envoyé la lettre suivante à la ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, appelant à améliorer le système d’asile brisé du Canada :
Madame la ministre,
Pendant une décennie, les ministres libéraux successifs ont détruit le système d’immigration canadien par des décisions politiques désastreuses, notamment l’appel à l’ouverture des frontières #BienvenueAuCanada, la levée de l’obligation de visa pour le Mexique et le refus d’imposer des restrictions aux faux demandeurs d’asile.
Aujourd’hui, vous en êtes réduite à approuver les demandes sans discernement par le biais du système d’examen des dossiers, malgré les conseils pressants des experts qui vous déconseillent de le faire.
Les conservateurs ont déployé des efforts constructifs pour remédier au chaos que vous avez créé en immigration, notamment en proposant le principe « une loi pour tous », en proposant de concentrer les maigres ressources publiques sur les Canadiens et en proposant de n’autoriser les demandes d’asile que lorsque le demandeur se trouve physiquement au Canada. Sondage après sondage, les Canadiens approuvent nos positions.
Les révélations troublantes selon lesquelles la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) a admis au Canada des dizaines de milliers de non-citoyens provenant de pays présentant des problèmes de sécurité, sans audience en personne, exigent que des mesures soient prises.
Mais lorsqu’on vous a demandé si vous alliez ordonner à la CISR de mettre fin à cette pratique, vous avez répondu :
« La CISR est un organisme décisionnel indépendant. »
Votre déclaration démontre que vous ne connaissez pas pleinement les responsabilités liées à votre fonction. Vous avez le pouvoir et le devoir de donner des directives aux autorités d’immigration relevant de votre compétence, y compris la CISR.
C’est pourquoi, aujourd’hui, afin d’assurer la sécurité des Canadiens et de rétablir l’intégrité du système d’asile, les conservateurs vous demandent d’ordonner à la CISR de mettre fin au système d’examen des dossiers.
Les audiences en personne sont indispensables pour assurer une sélection et une vérification rigoureuses des candidats à la citoyenneté canadienne. Compte tenu des récents rapports faisant état de la présence de représentants du CGRI ici au Canada, il n’est pas banal qu’une grande partie de ces approbations après « vérification des documents » proviennent de pays, comme l’Iran, connus pour leurs problèmes de sécurité.
Nous vous demandons également d’interdire à la CISR de prioriser la protection de la vie privée des membres présumés d’une organisation terroriste répertoriée. Il ne devrait pas être permis de leur accorder l’anonymat lors des audiences d’asile, à moins que l’Agence des services frontaliers du Canada n’ait établi hors de tout doute qu’ils ont été contraints, qu’ils n’étaient pas des membres haut placés de l’organisation et qu’ils n’ont commis aucun crime de guerre.
Le taux d’acceptation des demandes d’asile au Canada, qui s’élevait à 79,8 % en 2024, figurait parmi les plus élevés au monde. Cela suggère un système trop permissif qui ne donne pas la priorité aux personnes les plus vulnérables de la planète et qui, par conséquent, encourage les abus. À titre de comparaison, en 2024, l’Allemagne n’a accepté que 59 % des demandes, la Suède 40 % et l’Irlande seulement 30 %.
L’intention initiale de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés n’était pas que l’asile devienne un moyen pour les migrants de contourner les autres voies d’immigration. Chaque jour où vous autorisez l’examen des dossiers et donnez la priorité à ceux qui pourraient présenter un risque pour les Canadiens, c’est un jour de plus où notre système d’asile, autrefois respecté, s’affaiblit.
Vous devez agir dès aujourd’hui.