Ottawa (Ontario) – Aujourd’hui, Dan Mazier, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Santé, a déposé le projet de loi C-272 visant à interdire l’exploitation de sites de consommation supervisée et de sites d’injection à moins de 500 mètres des écoles, des garderies et des terrains de jeux.
Le projet de loi modifie la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin qu’elle s’applique à tous les sites situés à moins de 500 mètres de ces lieux, qu’ils aient été approuvés directement par la ministre fédérale de la Santé en vertu de l’article 56.1 ou autorisés par une exemption de catégorie provinciale accordée par la ministre fédérale en vertu du paragraphe 56(1).
Selon Santé Canada, le fentanyl est la drogue la plus couramment consommée dans les sites de consommation approuvés par le gouvernement fédéral, représentant près de la moitié de toutes les visites, suivi de la méthamphétamine.
« Les libéraux ont approuvé des sites de consommation de drogues à proximité d’enfants sans vérifier qui se trouve juste à côté », a déclaré le député Dan Mazier. « Lorsque j’ai demandé à la ministre de la Santé, en comité, combien de sites approuvés étaient situés à proximité d’écoles et de garderies, elle n’a pas pu répondre car son propre ministère ne recueille pas cette information. »
En 2023, Sandy Hill Child Care, une garderie d’Ottawa située à quelques pas d’un site de consommation supervisée approuvé par le gouvernement fédéral, a été contrainte de fermer ses portes après que l’augmentation de la consommation de drogues autour du site a rendu le quartier dangereux pour les enfants.
Le 23 mai 2025, le chef de la police d’Ottawa a écrit directement au gouvernement fédéral pour demander à la ministre de la Santé d’éloigner les sites d’injection supervisée des écoles et des garderies. La ministre a ignoré sa demande, a approuvé le renouvellement du site et a refusé en comité d’exclure l’approbation d’autres sites de consommation à proximité des enfants.
De plus, une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue de référence Addiction, soumise à un comité de lecture, a révélé que la fermeture des sites de consommation supervisée n’entraînait pas d’augmentation de la mortalité ni des visites aux urgences. En fait, l’étude a constaté une augmentation du nombre d’utilisateurs orientés vers des traitements de désintoxication vitaux après la fermeture du site de consommation.
Les gouvernements provinciaux ont déjà donné suite à ces conclusions en annonçant la fermeture des sites de consommation supervisée qui favorisent la consommation de drogue plutôt que de la réduire. Un leadership fédéral s’impose clairement, étant donné que la ministre fédérale de la Santé est directement responsable de l’autorité légale qui permet aux sites de consommation de fonctionner.
« Autoriser des sites de consommation à proximité des enfants est dangereux et inacceptable », a conclu le député Dan Mazier. « Aucun parent ne devrait avoir à craindre que son enfant marche sur une seringue usagée dans une aire de jeux ou traverse un nuage de fumée de fentanyl sur le chemin de l’école. »