Ottawa (Ontario) – Lors de l’annonce faite la semaine dernière au sujet de la Loi sur Maisons Canada, le ministre du Logement a déclaré que « le meilleur moment pour s’attaquer à la crise du logement était avant qu’elle ne commence ». Pour une génération qui n’a pas les moyens d’accéder à la propriété, cela semble tout à fait vrai, mais les perspectives du marché de l’habitation publiées récemment confirment que les libéraux n’ont aucun plan pour résoudre ce problème.
Après avoir promis de bâtir 500 000 nouveaux logements chaque année, les mises en chantier au Canada devraient chuter à 212 000 par an d’ici 2028. Alors que la construction recule de 18,1 %, bien en dessous de la moyenne historique sur dix ans, la société immobilière de Mark Carney s’attend à ce que « beaucoup de ménages retardent l’achat d’une habitation et choisissent de rester locataires plus longtemps », car les prix de l’immobilier vont continuer d’augmenter au cours des trois prochaines années.
Ce n’est pas surprenant après que le député Greg Robertson a confirmé que, dans le cadre du plan des libéraux, « aucun objectif global n’a été fixé pour le nombre de logements à bâtir » abandonnant ainsi leur promesse en ce qui concerne les mises en chantier. En fait, selon leurs dernières prévisions, les mises en chantier seront inférieures de 55 % à l’objectif fixé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour rétablir l’abordabilité du logement.
Au lieu d’un plan pour bâtir des logements, les libéraux de Mark Carney ont mis en place une quatrième bureaucratie dans le domaine du logement. Jusqu’à présent, la seule chose que Maisons Canada a accomplie, c’est de verser des chèques de paie à des fonctionnaires, sans dépenser un seul dollar en investissements en capital. Il a fallu près d’un an simplement pour présenter un projet de loi qui, encore aujourd’hui, ne prévoit pas la construction de logements. Nous sommes donc loin de bâtir à une vitesse jamais vue.
Il faut déjà neuf ans au gouvernement fédéral pour se débarrasser de ses propriétés, mais au lieu d’élaborer un plan pour accélérer la construction de logements, les libéraux envisagent d’acquérir des terrains appartenant à des particuliers, alors qu’ils ne sont même pas capables de bâtir eux-mêmes. Même lorsque la construction de logements va commencer, le Bureau du directeur parlementaire du budget a constaté que Maisons Canada ne permettra d’ajouter que 5 000 logements par an, soit 1 % de ce que les libéraux avaient promis.
Le Canada a terminé l’année dernière sans avoir délivré suffisamment de permis de bâtir pour atteindre l’objectif de la SCHL, qui est de 430 000 à 480 000 unités par an, nécessaire pour répondre à la demande prévue. Avec la chute libre des ventes de maisons neuves – 45 % dans la région du Grand Toronto (le niveau le plus bas en 45 ans), 56 % à Vancouver et 39 % à Calgary – les bâtisseurs n’ont plus les moyens de bâtir.
Après 10 ans de plans libéraux, de stratégies nationales et de nouvelles bureaucraties, la crise du logement est en train de se transformer en catastrophe. Cela doit sembler être une blague cruelle pour les milliers de jeunes qui renoncent à devenir propriétaires. Les conservateurs ont un plan concret pour rétablir la promesse canadienne de l’accession à la propriété en supprimant la bureaucratie et les taxes sur la construction de logements, en exigeant des municipalités qu’elles délivrent davantage de permis et en laissant les bâtisseurs bâtir les logements dont nous avons besoin.