Ottawa (Ontario) – John Barlow, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a fait la déclaration suivante en réponse au rejet par le gouvernement libéral de la strychnine pour la lutte antiparasitaire d’urgence :

« Les conservateurs partagent la profonde déception des producteurs et des gouvernements provinciaux de l’Alberta et de la Saskatchewan à la suite de la décision de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) fédérale de rejeter l’homologation d’urgence de la strychnine liquide à 2 %.

« Les producteurs des Prairies font face à des défis sérieux et croissants dans la gestion des spermophiles de Richardson. La suppression de cet outil de lutte éprouvé et efficace est dévastatrice pour le secteur agricole et représente une menace directe pour la viabilité des exploitations agricoles et la production alimentaire nationale.

« Pendant des décennies, les agriculteurs ont utilisé la strychnine de manière sécuritaire et responsable. Aujourd’hui, les alternatives restantes sont exigeantes en main-d’œuvre, coûteuses, moins efficaces et, dans certains cas, présentent des risques plus importants pour les producteurs et le bétail. Il en résulte une hausse des pertes économiques, une augmentation des blessures chez le bétail et une pression accrue sur les exploitations agricoles déjà en difficulté. 

« Les agriculteurs ont déjà ressenti les effets dévastateurs de cette situation sur le plan agricole et économique. Dans le seul comté de Foothills, on estime que 15 000 acres de terres agricoles ont été perdus cet été sur un total d’environ 830 000 acres, ce qui représente une perte d’environ 3 millions de dollars pour les producteurs locaux.

« Une fois de plus, les libéraux prouvent que l’agriculture n’est pas une priorité, en disant une chose aux agriculteurs et en en faisant une autre. Mark Carney a promis qu’il modifierait le mandat de l’ARLA pour veiller à ce que celle-ci “prenne en compte la sécurité alimentaire et le coût des aliments dans toutes leurs décisions réglementaires, sans compromettre la santé et la sécurité”.

« Cette décision montre clairement que les engagements et les promesses des libéraux ne sont que des paroles en l’air. Cela est d’autant plus décevant que le ministre libéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a publiquement soutenu la demande d’urgence de l’Alberta et de la Saskatchewan. Le ministre a assuré à plusieurs reprises aux agriculteurs, aux ministres provinciaux de l’Agriculture et au comité de l’agriculture qu’il soutiendrait la demande d’utilisation d’urgence. Encore une promesse non tenue des libéraux envers les agriculteurs et une preuve supplémentaire que le ministre de l’Agriculture n’a pas d’influence au sein du Cabinet.

« L’ARLA doit prendre au sérieux les conséquences réelles de ses décisions et agir rapidement pour protéger l’agriculture et la sécurité alimentaire canadiennes. À une époque où la sécurité alimentaire et l’autonomie sont plus importantes que jamais, les agriculteurs ont besoin d’outils pratiques et efficaces pour produire les aliments qui nourrissent les Canadiens et le monde entier.

« Nous demandons aux libéraux de tenir leur parole envers les agriculteurs des Prairies et demandons à l’ARLA de réévaluer cette décision et de s’assurer qu’elle est fondée sur des données scientifiques actualisées, l’impact économique et le coût des aliments ainsi que la sécurité alimentaire. »