Ce qui suit est la transcription de l’allocution prononcée par l’honorable Pierre Poilievre le 22 août 2025. Ces remarques ont été modifiées pour plus de clarté.

Ottawa (Ontario) Bonjour tout le monde. Merci d’être ici. Les conservateurs ont pour but de mettre le Canada d’abord et de travailler pour tous les Canadiens afin de rétablir un pays où tout le monde qui veut travailler peut avoir une maison, une épicerie abordable, des rues sécuritaires. Et ça prend aussi des emplois, des emplois protégés contre les tarifs injustifiables, d’outre-mer et en Amérique du Nord. C’est pour ça que dans le Parlement qui arrive en automne, nous proposons des solutions. Oui, on va évidemment s’opposer aux politiques libérales qui ont gonflé le coût de la vie et permis la criminalité hors de contrôle, l’immigration sans limites et j’en passe. Mais en même temps, on va aussi proposer des solutions afin de rendre le pouvoir d’achat plus puissant, d’avoir des rues plus sécuritaires, des frontières solides et un pays plus autosuffisant. Et sur le dernier point : l’autosuffisance est plus importante que jamais à cause de la guerre tarifaire que M. Carney est en train de perdre avec la Chine, les Américains et j’en passe. 

Et c’est pour ça que nous proposons des idées positives comme la Loi sur la souveraineté canadienne qui va rendre le Canada, le pays le plus rapide pour approuver des mines, des pipelines, des ports, des projets forestiers et j’en passe. Cela va éliminer la taxe sur les gains en capital pour les réinvestissements ici au Canada afin de ramener le 500 000 000 000 de dollars d’investissements que les libéraux ont expulsés de notre pays. Et j’invite M. Carney à travailler avec nous afin de mettre cette Loi, cette Loi sur la souveraineté canadienne en place rapidement. Je veux qu’il vole mes idées, surtout quand c’est des bonnes idées qui veulent favoriser les intérêts de tous les Canadiens. Et on va travailler avec lui. En fait, j’annonce aujourd’hui que nous sommes prêts à nous asseoir avec les bureaux de chef de tous les autres partis afin de commencer à rédiger une Loi sur la souveraineté canadienne et l’adopter rapidement. 

Nous voulons que les bonnes idées soient adoptées en travaillant avec tout le monde. C’est pour ça que j’ai fait une offre à M. Carney : de travailler avec lui et tous les autres partis afin d’obtenir un « bon deal » avec les Américains, afin d’éliminer les tarifs et permettre le libre-échange. J’ai fait cette offre à plusieurs reprises directement à M. Carney, tout comme ma porte-parole en matière de commerce canado-américain, Shelby Kramp, l’a aussi faite à son homologue. Malheureusement, les libéraux n’ont pas accepté notre offre, mais ça reste ouvert. 

On va travailler avec le gouvernement et tous les autres partis afin de rétablir la liberté de commerce entre nos deux pays et avec d’autres pays ailleurs au monde. Par contre, nous jugerons M. Carney sur ses décisions et sa performance. Cinq mois après qu’il a promis de négocier une victoire, de « sortir les coudes » et de gérer Donald Trump, c’est le temps de juger sa performance. Donc on va le juger, pas sur mes standards, on va le juger sur ses propres mots à lui. Donc, avant de faire ça, je suis heureux qu’après des semaines où M. Carney essayait d’avoir un appel avec le président Trump, le président a finalement accepté cet appel, c’est positif. On sait maintenant que M. Carney a fait plusieurs concessions, encore des concessions pour éliminer les tarifs qu’il avait promis pendant les élections. Des concessions qui s’ajoutent à l’élimination de la taxe sur les technologies numériques et d’autres tarifs que M. Carney a enlevés. Donc, je m’attendais à entendre aujourd’hui des victoires pour le Canada, les victoires promises. Que M. Carney aurait obtenu l’élimination des tarifs américains sur nos producteurs de l’acier, de l’aluminium, des autos et de bois d’œuvre. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. M. Carney continue de faire des concessions sans aucun gain. Il montre une faiblesse extraordinaire ici, avec les Américains, mais aussi avec la Chine qui voit la faiblesse et ajoute encore plus de tarifs. Avec la Chine, M. Carney donne un prêt d’un milliard de dollars à une dictature qui applique des tarifs contre nos fermiers et nos producteurs de pêche et de fruits de mer. Donc, encore, ce n’est pas mes standards. M. Carney a promis de « sortir les coudes » et il les descend. Il a promis des représailles dollars pour dollars, et les élimine. Il a promis une entente avec le président Trump en juillet. C’est presque septembre et il n’y a pas de « deal ». Il a fait toutes ces promesses lui-même, ce n’est pas moi qui a fait ces promesses, c’est lui. Donc il brise les promesses. Il a dit que c’est la pire crise dans l’histoire de notre pays, et maintenant, il accepte tous les tarifs que le président Trump garde en place. C’est en plus des autres promesses brisées. 

M. Carney a promis qu’il allait bâtir plus. Qu’est-ce qu’il a bâti ? Ça fait 160 jours. Il n’y a pas un seul pipeline, projet de GNL, projet nucléaire, projet d’hydroélectricité, ni identifié ni approuvé. Il a promis de dépenser moins et investir plus. Les dépenses ont augmenté de 8 % depuis son arrivée au pouvoir et le déficit pourrait être deux fois plus élevé sous M. Carney que sur M. Trudeau. Il est pire que Trudeau sur les dépenses, alors même que les investissements au Canada ont chuté de 60 milliards de dollars. Le Financial Times a dit que c’est le plus grand montant d’argent à avoir quitté notre pays, dans l’histoire du pays, en seulement cinq mois. Donc M. Carney dépense plus et investit moins. 

Et sur la construction de logements : il a dit vouloir doubler la construction de logements. Selon sa propre agence immobilière, la construction de logements va chuter de 13 % d’ici deux ans. Donc il bâtit moins. Il n’est même pas capable de bâtir son fameux bureau, sa fameuse bureaucratie de logements en 160 jours et on voit une crise dans le secteur de logement qui est du jamais vu. Les acheteurs ne peuvent pas acheter, les constructeurs ne peuvent pas construire et les vendeurs de logements ne peuvent pas vendre. Donc c’est encore pire. La situation du logement, de l’immigration, du coût de la vie et des tarifs est pire aujourd’hui qu’elle ne l’était lorsque M. Carney est arrivé au pouvoir. En fait, les Américains ont doublé les tarifs sur le Canada depuis l’arrivée au pouvoir de M. Carney, avec toutes ces fameuses promesses. Donc ça, c’est en plus du chaos que M. Carney a laissé en place. Il a permis aux députés de partir en vacances pour l’été en pleine crise de criminalité, d’immigration, du logement, du coût de la vie et j’en passe. 

Malgré les promesses brisées de M. Carney et les libéraux, malgré ses échecs monumentaux, les conservateurs sont là pour travailler avec tous les autres partis. Nous proposons des idées pour un pouvoir d’achat plus fort, des frontières plus solides, des rues plus sécuritaires et un pays plus autosuffisant. J’encourage M. Carney de travailler avec nous, à adopter nos idées rapidement afin d’ouvrir notre économie aux affaires, pour l’investissement, pour bâtir et pour devenir plus indépendant face aux Américains et aux autres pays. 

Nous sommes toujours là pour rétablir la promesse du Canada : permettre à tous nos jeunes de travailler fort et de mener une belle vie. Nous sommes là pour protéger nos travailleurs de l’acier, de l’aluminium, de l’automobile et j’en passe. Et on va travailler avec n’importe qui pour réaliser cet objectif. C’est ça mettre le Canada d’abord.