Justin Trudeau n’a cessé de tromper les Canadiens pendant tout le scandale SNC-Lavalin.

Il a dit que le reportage original du Globe and Mail était « faux ». Nous savons maintenant que ce n’est pas vrai.

Il a dit qu’il ne s’est pas ingéré dans la poursuite criminelle de SNC-Lavalin. Nous savons maintenant que ce n’est pas vrai.

Il a dit que Jody Wilson-Raybould ne lui a jamais fait part de ses préoccupations. Nous savons maintenant que ce n’est pas vrai.

La conférence de presse donnée aujourd’hui par Justin Trudeau est dans la même veine. Voici la vérification des faits de certaines des déclarations trompeuses de Justin Trudeau.

Justin Trudeau : « Il n’a pas été facile pour notre gouvernement de décider de lever le privilège avocat-client et la confidentialité du cabinet dans cette affaire. Nous avons pris cette décision parce que nous savions qu’il était important que les Canadiens et, bien entendu, le commissaire à l’éthique, aient accès à toute l’information et entendent tous les témoignages sur cette affaire. »

FAIT :

Justin Trudeau n’a pas levé la confidentialité du cabinetdans sa totalité, et a habilement déformé ses propos pour assurer que certains détails clés n’étaient pas rendus publics.

Le Commissaire à l’éthique a dit précisément dans son rapport qu’il n’a pas eu accès à toute l’information nécessaire : « Puisque le Bureau du Conseil privé a décidé de refuser au Commissariat le plein accès aux renseignements confidentiels du Cabinet, neuf témoins ont été limités dans leur capacité à fournir au Commissariat tous les éléments de preuve pouvant être pertinents à mon étude. Je crois que les décisions portant sur mon accès à de tels renseignements devraient être prises de manière transparente et démocratique par le Parlement, et non par les mêmes titulaires de charge publique qui sont assujettis au régime que j’applique. »

Le commissaire à l’éthique a ajouté : « Pendant cette enquête, neuf témoins ont dit à notre bureau qu’ils avaient de l’information qu’ils croyaient être pertinente, mais qu’elle ne pouvait pas être divulguée parce que, selon eux, elle révélerait un secret du Bureau du Conseil privé et dépasserait la portée du décret 2019-0105. »

Les libéraux de Trudeau empêchent toujours Jody Wilson-Raybould de donner sa version des faits après qu’elle a été congédiée de ses fonctions de procureure générale.

Justin Trudeau : « Je ne peux pas m’excuser de défendre des emplois canadiens. »

FAIT :

Il est clair que la raison derrière le scandale de corruption SNC-Lavalin est l’intérêt politique du Parti libéral – pas les emplois canadiens.

Le commissaire à l’éthique a constaté que dans quatre cas distincts, la question des intérêts politiques partisans a été soulevée avec Jody Wilson-Raybould.

Dans son témoignage devant le Comité de la justice, Jody Wilson-Raybould a dit que le premier ministre lui a dit : « Je suis député au Québec, le député de Papineau. » Jody Wilson-Raybould a aussi dit qu’un membre haut placé du personnel de Trudeau a dit à son équipe : « Si, six mois avant les élections, SNC annonce que son siège social quitte le Canada, ça va mal. Nous pouvons avoir les meilleures politiques du monde, mais nous devons être réélus. »

Le commissaire à l’éthique a ajouté dans son rapport :« Même si SNC-Lavalin aurait bénéficié de l’intervention de Mme Wilson‑Raybould dans cette affaire, les preuves indiquent que le parti au pouvoir a aussi tenu compte des conséquences politiques partisanes de ne pas conclure un accord de réparation pour l’entreprise. »

Quand le commissaire à l’éthique a demandé au ministre des Finances si une analyse économique avait été faite sur les conséquences de l’absence d’accord de poursuite suspendue pour SNC-Lavalin, il a répondu par la négative. « Quand on lui a demandé si lui-même ou les membres de son personnel avaient mené une étude ou une analyse afin d’établir les répercussions économiques de la décision de la directrice des poursuites pénales, M. Morneau a répondu que non. »

Il est clair que les seuls emplois dont Justin Trudeau se préoccupait étaient le sien et ceux de ses députés libéraux.

Justin Trudeau : « Comme je l’ai dit, j’assume l’entière responsabilité. La responsabilité finale revient au premier ministre. »

FAIT :

Le conseiller juridique de Trudeau a avancé l’argument suivant avec le commissaire à l’éthique :« Troisièmement, le conseiller juridique de M. Trudeau a dit que même si son personnel ministériel et le greffier du Conseil privé agissent au nom du premier ministre quand ils communiquent avec des ministres ou leurs représentants, M. Trudeau ne peut être responsable par procuration des agissements de son personnel car, selon le conseiller, la responsabilité en vertu de la loi est personnelle et fondée sur des intentions subjectives. »

Justin Trudeau : « Là où je ne suis pas d’accord, entre autres choses, avec le commissaire, est quand il affirme que tout contact avec la procureure générale sur cette affaire était inapproprié. »

FAIT :

Comme l’écrit le commissaire à l’éthique : « Il ne suffit pas de tenter d’influencer la décision d’une autre personne pour contrevenir à l’article 9. »

Le commissaire à l’éthique a constaté que le premier ministre s’est ingéré de manière inappropriée dans un procès criminel afin de servir des intérêts partisans.

Ce n’est pas la première fois que Justin Trudeau n’est pas d’accord avec le commissaire à l’éthique. Quand il a été reconnu coupable d’avoir enfreint les lois sur l’éthique parce qu’il a pris des vacances de luxe sur une île privée aux frais de l’Aga Khan, le premier ministre n’était pas d’accord avec la définition par le commissaire de ses relations avec l’Aga Khan.

Justin Trudeau ne peut pas choisir comme bon lui semble les recommandations et les conclusions du commissaire à l’éthique, qui est un agent du Parlement indépendant.


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