Le scandale de corruption SNC-Lavalin de Justin Trudeau est un triste chapitre de l’histoire de notre pays. Le premier ministre du Canada a enfreint les lois sur l’éthique pour tenter de libérer une entreprise proche de son parti d’accusations de corruption.
 
Le commissaire à l’éthique a fourni de nombreux détails à l’intention des Canadiens qui s’inquiètent de ce scandale de corruption, mais il y a maintenant encore plus de questions en suspens, et les Canadiens méritent des réponses.
 
Justin Trudeau avait promis de faire de la politique différemment. Il avait promis d’être ouvert, transparent et honnête, mais pendant tout ce scandale de corruption, il n’a cessé de démontrer qu’il n’est pas celui qu’il prétendait être. Il a mis les bâtons dans les roues du commissaire à l’éthique, stoppé les enquêtes de comité et muselé Jody Wilson-Raybould.
 
Les conservateurs du Canada ont convoqué le Comité de l’éthique cette semaine afin d’obtenir des réponses. Nous espérons que les membres libéraux du Comité agiront comme il se doit, feront passer les intérêts du pays avant ceux du Parti libéral, et permettront au Comité d’étudier la question.
 
Voici quelques-unes des questions en suspens dans le scandale de corruption SNC-Lavalin de Justin Trudeau : 

1) Le 3 avril 2019, Justin Trudeau a dit : « Nous avons levé le secret professionnel et le secret du Cabinet, une mesure sans précédent qui a permis à Jody Wilson-Raybould de parler librement de ce dossier. » Pourtant, le commissaire à l’éthique a constaté que neuf personnes étaient muselées par Justin Trudeau et qu’elles ne pouvaient pas parler. Pourquoi est-ce qu’il continue à cacher la vérité ?

2) Dans une lettre datée du 13 juin 2019, le sous-ministre de Justin Trudeau a refusé de fournir de l’information additionnelle au commissaire à l’éthique. Est-ce que Justin Trudeau ou ses proches conseillers ont ordonné à un autre fonctionnaire de faire le sale travail politique à leur place ?

3) Selon le Tableau des lois d’intérêt public, le ministre de la Justice est responsable des articles du Code criminel relatifs aux accords de réparation. Le commissaire à l’éthique a révélé que Jody Wilson-Raybould n’a pas signé le mémoire au Cabinet autorisant cette modification législative. Qui l’a fait ?

4) Pourquoi Justin Trudeau a-t-il dit après sa rencontre du 17 septembre avec Jody Wilson-Raybould qu’elle était prête à revoir sa position sur l’ingérence dans un procès criminel en cours ?

5) Pourquoi Scott Brison a-t-il tenté d’influencer Jody Wilson-Raybould pour qu’elle s’ingère dans la poursuite criminelle de SNC-Lavalin ?

6) Pourquoi Scott Brison a-t-il remis la stratégie juridique de SNC-Lavalin aux principaux conseillers de Justin Trudeau deux semaines après que SNC-Lavalin a entrepris un examen judiciaire de la décision de la directrice des poursuites pénales de ne pas négocier d’accord de poursuite suspendue ?

7) Pourquoi les principaux conseillers de Justin Trudeau ont-ils dit à SNC-Lavalin que Gerald Butts défendrait son cas auprès de Jody Wilson-Raybould quand ils se rencontreraient au Château Laurier ?

8) Pourquoi Gerald Butts a-t-il dit à la chef de cabinet de Jody Wilson-Raybould que « le gouvernement avait créé le régime d’accords de réparation pour que SNC‑Lavalin puisse en bénéficier » ?

9) Est-ce que Justin Trudeau reconnaît comme ses conseillers juridiques qu’il n’est pas « responsable en tiers » des agissements de son personnel ?  Comment alors « assumer l’entière responsabilité » ?

10) Dans le Rapport Trudeau II, le commissaire à l’éthique écrit que « les conseillers juridiques de M. Trudeau ont écrit que la colère éprouvée par Mme Wilson‑Raybould lorsqu’on lui a retiré le poste de ministre de la Justice et procureure générale a faussé sa perception des événements antérieurs. […] Mme Wilson‑Raybould avait manqué à son devoir, qui consistait à prendre connaissance des faits pertinents. Au lieu de prendre une décision significative de manière indépendante, Mme Wilson‑Raybould s’en était automatiquement remise à la décision de la directrice des poursuites pénales. » Est-ce que Justin Trudeau est d’accord avec l’évaluation apparente de ses conseillers juridiques selon laquelle Jody Wilson-Raybould était émotive et ne pouvait pas être raisonnée ?
 

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