La porte-parole conservatrice sur l’Infrastructure, Dianne Watts, et le porte-parole adjoint, Luc Berthold, ont fait part aujourd’hui de leurs préoccupations et de leur frustration face à la décision du gouvernement libéral de retirer la planification de l’infrastructure de l’ordre du jour automnal du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités. Ils ont fait la déclaration suivante : « Avant la relâche parlementaire en juin, le Comité a reconnu que l’étude de l’infrastructure et des corridors commerciaux serait une priorité à l’automne. Cependant, au cours de l’été, le ministre des Transports a écrit au Comité pour lui dire de revoir plutôt les dispositions de la Loi sur les eaux navigables changées en 2014. « Avant que le Comité se réunisse pour discuter de ces instructions, un porte-parole de Transports Canada a annoncé que le Comité remettrait un rapport sur cette question au gouvernement d’ici le début de 2017. Le secrétaire parlementaire, qui ne siège pas au Comité, a publiquement confirmé cette date. « Le gouvernement libéral avait dit que les comités fonctionneraient indépendamment des ministres et de leurs secrétaires parlementaires. Le gouvernement libéral avait aussi dit que l’infrastructure était sa priorité première pour la création d’emplois et la croissance économique. Il est donc choquant que le ministre demande au Comité de se concentrer sur la Loi sur les eaux navigables au lieu de la planification de l’infrastructure. Dans sa lettre de mandat, le ministre a déjà reçu l’instruction par le premier ministre d’annuler les changements apportés à la Loi sur les eaux navigables par le gouvernement conservateur précédent. Alors que doit exactement étudier le Comité ? « Jusqu’à présent, le Comité n’a rien fait de significatif sur l’infrastructure. Comme le ministre de l’Infrastructure procède actuellement aux consultations de la Phase 2 du plan sur l’infrastructure, il serait beaucoup plus utile que le Comité participe à ces consultations. « Il est extrêmement préoccupant que le ministre des Transports s’ingère dans les affaires du Comité et tente de dire à ses membres ce qu’ils doivent étudier. Il est clair que les comités ne sont pas indépendants, comme l’avait promis le premier ministre. »