OTTAWA – Le porte-parole conservateur sur la défense et député de Selkirk-Interlake-Eastman, James Bezan, met de nouveau en lumière les messages contradictoires des Libéraux de Trudeau sur leur plan visant à retirer les chasseurs CF-18 du Canada de la mission de combat aérien contre le groupe État islamique. « Le plan des Libéraux visant à retirer nos CF-18 Hornet de la lutte contre le groupe État islamique est incohérent et devient de plus en plus confus, a dit M. Bezan. D’un côté, il y a le ministre de la Défense Sajjan qui dit que nos chasseurs pourraient continuer à faire partie de la mission de combat contre le groupe État islamique bien après l’échéance de l’autorisation parlementaire à la fin de mars 2016. De l’autre côté, il y a le ministre des Affaires étrangères Dion qui affirme que les CF-18 rentreront au pays dans quelques semaines. » M. Bezan a ajouté que la même confusion entoure l’avenir de la mission de formation menée par la force d’élite du Canada, les Forces d’opérations spéciales. « Les messages contradictoires du gouvernement Trudeau sont extrêmement difficiles à décoder. Combien d’instructeurs vont être déployés ? Où vont-ils offrir une formation et qu’est-ce qu’ils vont faire ? Le gouvernement dit que le but visé sera d’améliorer les capacités des forces de sécurité irakiennes, pour dire le lendemain que l’objectif est de former les forces de police, et pour ajouter ensuite que nos forces vont aider à construire des institutions démocratiques. » La visite du ministre Sajjan en Irak ne fournit aucune précision non plus, a ajouté M. Bezan. « Personne ne sait à quoi va ressembler la future mission du Canada contre le groupe État islamique. Nos Forces armées canadiennes ne le savent pas. Nos partenaires de la coalition ne le savent pas. Et je ne pense que pas que le gouvernement libéral le sait lui-même. Il n’y a pas de plan, tout simplement », a dit M. Bezan. Selon de récents reportages, le manque de clarté du gouvernement sur le retrait de nos chasseurs CF-18 et le changement de la mission de formation nuit à la réputation internationale du Canada. « Nous savons déjà que le gouvernement régional kurde veut que le Canada laisse ses CF-18 dans la mission de combat aérien, car ils aident à sauver des vies et à défaire l’ennemi’. Nous apprenons maintenant que le Département d’État et le département de la Défense des États-Unis disent en privé qu’ils sont ‘déçus’ de la décision du gouvernement Trudeau », a dit M. Bezan. « Si le premier ministre Trudeau veut être à la table des dirigeants mondiaux, il a intérêt à faire sa part du travail. Une fois de plus, nous pressons le gouvernement de laisser nos CF-18 dans la lutte contre le groupe État islamique, et d’expliquer clairement ce que prévoit la future contribution du Canada à la coalition dirigée par les États-Unis dans la guerre contre le groupe État islamique », a conclu M. Bezan.