Ottawa (Ontario) — Raquel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Sécurité publique, Dane Lloyd, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Protection civile, et Pierre Paul-Hus, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Services publics et de l’Approvisionnement, ont publié la déclaration suivante après que les membres libéraux du Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) ont bloqué une motion conservatrice qui exigerait que les personnes du Cabinet du premier ministre (CPM) ayant connaissance de discussions avec la GRC fournissent des réponses au comité SECU concernant les allégations d’ingérence politique dans la tuerie de 2020 en Nouvelle-Écosse :

« Au lieu d’être transparents et ouverts avec les Canadiens, les membres libéraux du comité de Trudeau couvrent activement et honteusement leur patron et ont empêché le comité d’obtenir des réponses du Cabinet du premier ministre. Malheureusement, les membres néo-démocrates et bloquistes du comité ont choisi de s’abstenir du vote et ont permis au premier ministre et au gouvernement libéral de se soustraire à l’obligation de rendre des comptes.

« Lorsque nous avons appris ces graves allégations d’ingérence politique dans l’enquête de la GRC sur la tuerie de Nouvelle-Écosse, il était clair que les pressions et l’ingérence venaient d’en haut.

« Nous ne pourrons pas connaître la vérité tant que les Canadiens n’auront pas entendu directement ceux qui, au sein du cabinet du premier ministre, savent ou ont participé aux pressions exercées sur le commissaire de la GRC pour faire avancer le programme politique des libéraux.

« Nous avons déjà vu cela auparavant. Tout comme dans le cas des scandales de SNC-Lavalin et de WE Charity, le gouvernement Trudeau nie, dévie et cherche à rejeter la faute sur les autres. Les libéraux font passer leurs propres intérêts avant ceux des Canadiens et l’intégrité de nos plus hautes institutions démocratiques et publiques.

« Bien que nous soyons profondément déçus, nous savons aussi qu’il n’est pas trop tard pour changer de cap.

« Nous pressons les membres libéraux, néo-démocrates et bloquistes du comité de faire ce qui s’impose et de demander aux personnes concernées du cabinet du premier ministre de venir au comité et de donner leur version des faits.

« Les conservateurs continueront à se battre pour la vérité et à demander des comptes au gouvernement pour son comportement épouvantable, au nom de tous les Canadiens. »