Ottawa (Ontario) — John Brassard, leader parlementaire du Parti conservateur, et Luc Berthold, leader adjoint de l’Opposition officielle et lieutenant politique du Québec, ont fait la déclaration suivante après que les libéraux et leurs alliés du NPD aient adopté une motion visant à radier le comité de surveillance de la Loi sur les mesures d’urgence :

« Les libéraux, soutenus par leurs alliés du NPD, affaiblissent les mesures de responsabilisation et de surveillance exigées par la Loi sur les mesures d’urgence.

« L’objectif du comité de surveillance est d’étudier l’utilisation des pouvoirs extraordinaires que le premier ministre s’est donnés. La Loi sur les mesures d’urgence elle-même exige qu’un comité composé de membres de l’Opposition étudie l’utilisation de ces pouvoirs, car, dans une démocratie saine, on ne peut permettre au gouvernement en place de se surveiller lui-même.

« C’est pourquoi les conservateurs ont proposé un amendement sensé qui aurait permis à un député libéral et à un sénateur conservateur de coprésider le comité de surveillance.

« Les libéraux et les néo-démocrates ont plutôt choisi d’imposer une proposition absurde visant à créer un comité qui ne respecte pas l’équilibre ni les fonctions uniques de la Chambre des communes et du Sénat, et qui ne respecte pas, non plus, le rôle de l’Opposition officielle dans notre démocratie, qui consiste à demander des comptes au gouvernement.

« Les conservateurs sont profondément préoccupés par le fait que les libéraux et leurs alliés du NPD, qui ont voté pour donner au premier ministre des pouvoirs sans précédent, tentent désormais d’éviter un examen minutieux de leur décision et de dissimuler le fait que le gouvernement n’a jamais eu besoin de ces pouvoirs.

« Les conservateurs continueront de se battre pour les Canadiens. Nous demanderons des comptes au gouvernement libéral et nous utiliserons les outils à notre disposition pour nous assurer que le premier ministre justifie ses actions auprès des Canadiens. »