Ottawa (Ontario) — Raquel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Sécurité publique, Dane Lloyd, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Protection civile, et Pierre Paul-Hus, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Services publics et de l’Approvisionnement ont fait la déclaration suivante en réponse aux allégations d’interférences politiques du bureau du premier ministre et du bureau du ministre de la Sécurité publique dans l’enquête de la GRC sur la tuerie de Nouvelle-Écosse :

« La séparation des institutions politiques de nos forces de l’ordre est cruciale. Nos policiers doivent pouvoir faire leur important travail sans que les politiciens ne tentent de les diriger ou de les influencer de quelque façon que ce soit. Non seulement cela est essentiel pour assurer la foi et la confiance dans nos institutions, mais les Canadiens ne s’attendent à rien de moins.

« Nous apprenons maintenant les graves allégations selon lesquelles le cabinet du premier ministre et celui du ministre de la Sécurité publique se sont mêlés politiquement à l’enquête policière active sur la tuerie de 2020 en Nouvelle-Écosse pour faire avancer le programme politique du gouvernement libéral.

« Dans les jours qui ont suivi les meurtres de masse horribles et traumatisants qui ont coûté la vie à 22 Canadiens, le surintendant principal de la GRC, Darren Campbell, affirme que le gouvernement libéral avait exercé des pressions sur le commissaire de la GRC pour qu’il divulgue des détails précis sur les armes à feu utilisées dans les meurtres afin de faire avancer son programme politique concernant la législation sur le contrôle des armes à feu.

« Le surintendant a dit que cela compromettrait les enquêtes en cours au nord et au sud de la frontière.

« M. Campbell prétend avoir été informé par le commissaire de la GRC qu’une « promesse » avait été faite à l’ancien ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, et au cabinet du premier ministre, selon laquelle la GRC publierait ces informations. Nous le croyons.

« Il allègue également qu’on a dit au commissaire que la divulgation de cette information était « liée à une législation en cours sur le contrôle des armes à feu ». Nous le croyons. 

« Ce sont des allégations sérieuses et choquantes qui méritent des réponses. C’est pourquoi nous voulons une enquête immédiate sur cette affaire.

« Nous devons entendre le premier ministre. Nous devons entendre l’ancien ministre de la Sécurité publique. Nous devons entendre les membres de la GRC qui étaient impliqués. Il doit y avoir une enquête pour connaître toute l’histoire. C’est pourquoi les conservateurs ont demandé une réunion d’urgence du Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

« Les Canadiens méritent de voir le tableau complet. Le gouvernement libéral le doit aux Canadiens et s’ils n’ont rien à cacher, alors nous attendons leur pleine coopération. »

Le texte intégral de la demande peut être consulté ici.