OTTAWA – L’hon. Peter Van Loan, le porte-parole de l’opposition officielle sur le patrimoine, s’est dit déçu aujourd’hui que le gouvernement libéral ait annoncé un retard dans le projet du Monument aux victimes du communisme. « La priorité absolue est que le projet de Monument aux victimes du communisme aille de l’avant, a dit M. Van Loan. Cette question doit être au-dessus de la partisanerie. Il est important que le gouvernement du Canada continue à soutenir l’établissement et la construction du Monument aux victimes du communisme. » M. Van Loan a rappelé au gouvernement qu’il y a eu un processus de consultation vaste et considérable, qui a permis de déterminer la conception originale. « Une collaboration additionnelle avec les survivants et les familles des victimes du communisme est la bienvenue, mais le gouvernement sait que cette communauté s’est profondément impliquée dans ce projet depuis le tout début. Le report et la prolongation du processus par le gouvernement ne doivent pas être une excuse pour réduire ou annuler cet important projet. » M. Van Loan a dit que le monument sera important non seulement pour commémorer les victimes, mais pour rappeler aux futures générations qu’il faut s’opposer au communisme, conformément aux traditions canadiennes. « Le Canada est un leader mondial de la défense de la liberté, de la démocratie et des droits de la personne, a dit M. Van Loan. Ce monument va rappeler aux futures générations de ne jamais oublier les horreurs du communisme et les vies qu’il a fauchées. Parallèlement, alors que le vieux démon de l’Union soviétique refait surface avec l’agressivité militaire de Vladimir Poutine, il est plus important que jamais de nous souvenir de ces victimes et de nous rappeler que les valeurs occidentales ne devraient pas être tenues pour acquises. » Le monument vise à mettre en lumière le rôle joué par le Canada, qui a offert refuge à des millions de gens qui ont fui des régimes communistes afin prendre un nouveau départ dans un pays libre et démocratique. Environ huit millions de Canadiens ont des racines dans des pays qui ont vécu, ou vivent toujours, sous le communisme, formant une part significative de notre histoire nationale. Ce monument national va permettre de sensibiliser les gens aux horreurs du communisme et de rendre hommage aux plus de 100 millions de personnes, dans le monde entier, qui ont péri ou souffert en raison de la tyrannie communiste, dont les innombrables Polonais, Hongrois, Estoniens, Lettons, Lithuaniens, Tchèques, Roumains, Bulgares et autres qui ont subi l’oppression soviétique. Les régimes communistes en Asie et ailleurs dans le monde ont aussi tué et terrorisé leurs populations, faisant un nombre de victimes impensable. -30-