Ottawa (Ontario) — Raquel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Sécurité publique, et Pierre Paul-Hus, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Services publics et de l’Approvisionnement, ont publié la déclaration suivante concernant les nouvelles preuves fournies à la Commission des pertes massives (CMC) qui soulèvent davantage de questions sur l’ingérence politique du gouvernement libéral dans l’enquête policière sur la tuerie de masse en Nouvelle-Écosse :

« De nouvelles preuves par courriel indiquent que quelques jours après la tuerie de masse en Nouvelle-Écosse, la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a averti le bureau du ministre de la Sécurité publique, Bill Blair, que la divulgation d’informations sur les types d’armes à feu utilisées lors du crime compromettrait l’enquête en cours.

« Nous savons que cinq jours seulement après avoir écrit ce courriel, la commissaire a ordonné à la GRC de la Nouvelle-Écosse de faire le contraire, en leur disant qu’elle avait « promis » au ministre de la Sécurité publique et au cabinet du premier ministre qu’ils publieraient cette information pour appuyer la législation gouvernementale sur les armes à feu. Cette preuve révélatrice suggère que, pendant ces quelques jours, quelque chose a poussé la commissaire à aller à l’encontre de son propre avis professionnel.

« Lorsque la commissaire de la GRC dit au gouvernement que la divulgation de certaines informations compromettrait une enquête en cours, cela devrait être la fin de la conversation. De toute évidence, ce n’était pas la fin et, quelque part au cours de ces cinq jours, la commissaire a été mise à l’épreuve. Il n’est pas croyable que la commissaire ait soudainement changé d’avis sans influence.

« Le premier ministre et le ministre Bill Blair ont déclaré qu’aucune pression « injustifiée » ou « directive » n’avait été donnée à la commissaire. Il est temps pour eux de se manifester et de dire aux Canadiens toute l’histoire, y compris le degré exact de pression exercée par eux-mêmes et le personnel de leur gouvernement.

« Depuis le début de ce scandale, le gouvernement libéral a nié, bloqué et blâmé les autres. Il a caché des preuves auto-incriminantes à la CMC et a empêché des membres importants du gouvernement libéral de comparaître devant le comité parlementaire chargé d’examiner l’enjeu.

« Lorsque les pièces sont réunies, il semble que le gouvernement libéral ait exercé des pressions politiques sur la commissaire et maintenant, il induit les Canadiens en erreur et tente de brouiller les pistes.

« Le gouvernement libéral doit se manifester et dire aux Canadiens toute l’histoire, y compris ce qui s’est passé pendant ces quelques jours qui ont fait changer d’avis la commissaire Lucki. Nous devons entendre toutes les personnes impliquées, jusqu’au bureau du premier ministre. Cette dissimulation ne doit plus durer. »