OTTAWA (Ontario) – Le Canada a la responsabilité d’être aux côtés de la France, notre allié de l’OTAN, qui intensifie sa réponse militaire à la menace posée par le groupe État islamique, a dit aujourd’hui l’opposition officielle. Alors que le premier ministre Justin Trudeau rencontre le président français François Hollande à Paris, James Bezan, le député Selkirk-Interlake-Eastman et porte-parole conservateur sur la défense nationale, a fait part de ses préoccupations continues quant au plan mal avisé du gouvernement de retirer les six chasseurs CF-18 du Canada de la lutte contre le groupe État islamique. « Depuis les horribles attaques terroristes du 13 novembre, le président Hollande rencontre les leaders mondiaux, demandant une réponse militaire plus forte de la part de nos alliés dans la lutte contre le groupe État islamique, a dit M. Bezan. Nos alliés de l’OTAN, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis, se sont tous engagés à augmenter les ressources à la campagne aérienne en soutien à la France. Le Canada fait cependant le contraire. » Le groupe État islamique a revendiqué les attaques de Paris, que le président Hollande a qualifiées « d’acte de guerre planifié de l’extérieur » par une « horde de meurtriers ». Le président Hollande s’est engagé à défaire le groupe État islamique et cherche à élargir la coalition qui lutte contre ce groupe terroriste, disant : « La France va tout faire pour détruire l’armée de fanatiques qui a commis ces crimes. Elle va agir sans relâche pour protéger ses enfants. » « Est-ce que le premier ministre Trudeau va dire au président Hollande que le Canada va réduire son soutien à l’un de nos plus grands amis et alliés, et que nous allons mettre un terme à notre rôle historique consistant à être aux côtés de la France alors qu’elle se bat pour protéger ses citoyens ? », a demandé M. Bezan. « Le Canada doit être aux côtés de la France. Le premier ministre Trudeau n’a toujours pas expliqué comment le retrait des CF-18 du Canada de la mission de combat aérien aidera nos partenaires de la coalition à défaire le groupe État islamique. Aucun de nos alliés de la coalition ne nous a demandé de nous retirer de la mission de combat. Le gouvernement kurde régional dit qu’il veut que nos CF-18 restent parce qu’ils aident à stopper le groupe État islamique et à sauver des vies dans la région », a dit M. Bezan. Falah Mustafa Bakir, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement kurde régional, préfère que le Canada continue à faire des frappes aériennes en Irak et en Syrie, disant : « Ils nous aident beaucoup. Ils aident à sauver des vies. Et ils aident à détruire l’ennemi. » La chef de l’opposition officielle, l’honorable Rona Ambrose, dit que le Parti conservateur est en faveur de la présence des chasseurs canadiens dans la mission de combat aérien et que le gouvernement libéral doit revenir sur sa décision. « Le Canada doit répondre à la demande d’aide de la France, et non pas faire marche arrière. Nous avons besoin d’une réponse plus ferme, et cela consiste notamment à laisser les CF-18 dans la lutte contre le groupe État islamique. Les courageux membres des Forces armées canadiennes sont toujours prêts à faire leur part du dur travail », a conclu M. Bezan.