OTTAWA – L’hon. Erin O’Toole, le porte-parole conservateur sur la sécurité publique, et Andrew Scheer, le leader parlementaire du Parti conservateur, ont soulevé des préoccupations aujourd’hui au sujet des récents propos du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale et de la proposition de créer un comité parlementaire sur la sécurité nationale. « Le ministre a fait une annonce sur un enjeu extrêmement important lié à la surveillance du renseignement de sécurité sans tenir de réel dialogue avec le milieu de la sécurité et du renseignement, et sans aucune consultation auprès des parlementaires. » « Le Canada a un processus efficace de surveillance de la sécurité et du renseignement, qui fonctionne sans fuites et qui est libre de toute ingérence politique depuis plus de trente ans. L’approche du ministre Goodale mine la création d’un comité devant être à l’abri des intérêts politiques. » « Le ministre Goodale a dit la télévision la semaine dernière qu’il va se rendre au Royaume-Uni pour ‘faire de la recherche’ sur le comité parlementaire et le milieu du renseignement dans ce pays, où il se trouve en ce moment, sans demander à un seul député de l’opposition de participer à cette étape du processus. Le gouvernement, qui s’est engagé à travailler avec l’ensemble des parlementaires, n’envoie pas le bon signal. » « Nous nous préoccupons aussi gravement du fait que le Parti libéral a déjà nommé le président du comité, alors qu’il affirme qu’il fait toujours de la recherche. Si les Libéraux font vraiment de la recherche, ils devraient savoir que le Royaume-Uni et l’Australie commencent par former le comité, puis laissent les membres choisir le président. » « L’approche proposée va à l’encontre de leur promesse de campagne d’élire les présidents de comité par scrutin secret. De plus, dans ces pays, le poste de président est normalement réservé à quelqu’un qui a une expertise considérable sur les questions de défense ou de sécurité, et qui sait travailler avec tous les partis. La nomination de David McGuinty comme président avant la formation du comité lui-même confirme l’intention du gouvernement de politiser un nouveau comité qui est censé être libre des ordres du jour politiques. » « Si le gouvernement libéral veut changer aussi radicalement la façon dont le Canada effectue une surveillance efficace du renseignement de sécurité depuis plus de trente ans sous prétexte que le Parlement est responsable du processus, il devrait à tout le moins faire participer le Parlement. L’organisme de surveillance du renseignement de sécurité actuel, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), ne rend pas compte au ministre, mais au Parlement. Tout changement à cette approche utilisée depuis des décennies devrait être décidé par le Parlement, et non pas par un ministre qui agit de façon unilatérale. »