OTTAWA – Le gouvernement libéral ne peut pas compter sur les hausses d’impôts qu’il a prévues pour financer ses dépenses irréfléchies, entraînant ainsi l’augmentation du fardeau fiscal de la classe moyenne et une nouvelle dette massive, a dit aujourd’hui la porte-parole de l’opposition sur les finances Lisa Raitt. Mme Raitt faisait référence à un récent rapport de l’Institut C.D. Howe et aux propos du ministre des Finances, qui a refusé de s’engager envers la promesse électorale des Libéraux d’accuser des déficits annuels de pas plus de 10 milliards de dollars au cours des trois prochaines années. « En moins de deux mois, le gouvernement libéral a remis le pays en déficit dès cette année et a renoncé à tout plan de retour aux surplus. Et hier, le ministre des Finances a fait marche arrière sur la seule limite que son gouvernement a prétendu établir pour ses déficits prévus, a dit Lisa Raitt. Le rapport de l’Institut C.D. Howe nous dit exactement pourquoi : les hausses d’impôts prévues par les Libéraux ne leur permettront probablement pas de recueillir les recettes fiscales dont ils ont besoin pour financer leurs plans de dépenses irréfléchies. Pas besoin de se demander pourquoi les Libéraux doivent maintenant oublier leur propre limite de 10 milliards de dollars pour les déficits, de même que le délai de trois ans qu’ils ont promis pour retourner à l’équilibre budgétaire. » Selon le rapport de l’Institut C.D. Howe, « les changements fiscaux fédéraux pourraient faire en sorte que les recettes fiscales nationales seront insuffisantes pour tenir les engagements pour les deux paliers de gouvernement, de l’ordre de plus de 4 milliards de dollars, ce qui entraînera des hausses fiscales, des compressions des dépenses imprévues ou l’augmentation accrue de la dette publique ». Mme Raitt a dit : « Nous savons que les Libéraux n’ont jamais fait campagne sur quelque chose qui ressemble à une limite des dépenses. Comme l’indique l’Institut C.D. Howe, le résultat ne peut être que des hausses fiscales ou l’augmentation accrue de la dette publique. Ça veut dire moins d’argent dans le portefeuille des familles de la classe moyenne et une plus grosse dette que leurs enfants et petits-enfants devront rembourser. Le seul parti au Canada qui va s’opposer à cette politique fiscale imprudente est le Parti conservateur. »