Ottawa (Ontario) — Rachel Dancho, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Sécurité publique, Dane Lloyd, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Protection civile, et Pierre Paul-Hus, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Services publics et de l’Approvisionnement ont fait la déclaration suivante après que d’autres témoignages aient été recueillis par la Commission des pertes massives (CPM) au sujet de l’ingérence et des pressions politiques exercées par le gouvernement libéral :

« Compte tenu du témoignage de quatre hauts responsables de la GRC, il est clair que la commissaire Lucki avait reçu l’ordre de divulguer des informations sensibles sur les massacres en Nouvelle-Écosse qui auraient pu compromettre l’enquête en cours.

« Tous les témoignages suggèrent que la commissaire était en colère, émotive, et semblait agir en désespoir de cause pour apaiser ses maîtres politiques. Il s’agissait sans aucun doute de la réaction d’une personne soumise à une pression immense et qui craignait peut-être même pour son emploi.

« Nous savons que le premier ministre a déjà fait pression sur des personnes pour qu’elles lui obéissent, même si cela est contraire à l’éthique. L’ancienne procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould, a subi des pressions pour s’immiscer dans le scandale de SNC-Lavalin. Elle a refusé, et le premier ministre l’a renvoyée. La conséquence de dire « non » et de dire la vérité à ce premier ministre n’a pas échappé à la commissaire Lucki — plus les femmes sont fortes, plus leur carrière est courte.

« Le gouvernement libéral a nié, bloqué et blâmé les autres. Nous savons également que le ministère de la Justice a retenu des preuves essentielles de l’enquête qui impliquent le gouvernement libéral dans ce scandale. Puis, les membres libéraux du comité d’enquête sur la tuerie en Nouvelle-Écosse ont carrément bloqué une motion visant à faire comparaître le bureau du premier ministre. Une tendance se dessine clairement.

« Les Canadiens méritent des réponses. Les libéraux doivent participer pleinement à cette enquête, sans délai ni manigance. Nous devons entendre toutes les personnes concernées, qu’elles fassent ou non parties du Cabinet du premier ministre. Toute tentative de s’y soustraire doit être considérée comme une tentative de dissimulation »