L’état de l’infrastructure canadienne

La pièce maîtresse de la campagne de Justin Trudeau, en 2015, était sa promesse d’investir 180 milliards de dollars sur 12 ans dans les infrastructures. Cependant, le Bureau parlementaire du budget (BPB) a constaté qu’aucune infrastructure supplémentaire n’a été construite au Canada en plus de ce qui aurait été construit en temps normal. En fait, les libéraux ont laissé le tiers du financement prévu dans leur plan Investir dans le Canada pour 2016-2019, toujours en suspens. Le DPB a constaté que le plan d’infrastructure des libéraux « n’existe pas ».

La Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) était également une promesse clé de la plateforme de Justin Trudeau en 2015, promettant qu’elle serait opérationnelle d’ici 2017, dont la mission était d’investir 35 milliards de dollars de fonds fédéraux dans des projets d’infrastructure générateurs de revenus. Le DPB a également constaté que la BCI a eu un impact limité puisqu’elle n’a pas réussi à obtenir des investissements privés et n’a pas investi les milliards de dollars réservés à l’exécution de ses fonctions. À ce jour, la BCI n’a investi que 4,3 milliards de dollars, malgré un budget de 35 milliards de dollars. En fait, la BCI a fait davantage la une des journaux pour les primes exorbitantes qu’elle a versées à ses dirigeants que pour les investissements réels dans des projets d’infrastructure.

Libérer les dépenses d’infrastructure du Canada

Les conservateurs du Canada vont rediriger les dépenses d’infrastructure du Canada afin de débloquer les fonds pour des projets prêts à être mis en œuvre. Grâce au Plan de rétablissement du Canada, les conservateurs du Canada investiront immédiatement dans des projets clés qui créeront des emplois, réduiront les temps de déplacement, amélioreront la qualité de vie des Canadiens et réduiront les émissions de GES.

Un gouvernement conservateur fera des investissements historiques dans des projets d’importance nationale partout au pays, comme le prolongement du SkyTrain jusqu’à Langley (Colombie-Britannique), le plan de transport en commun de la région du Grand Toronto (Ontario), le troisième lien Québec-Lévis (Québec), la ligne verte de Calgary (Alberta) et le projet de train à grande fréquence (TGF) de VIA Rail.

Les conservateurs du Canada veilleront également à ce que les Canadiens profitent de nos dépenses en infrastructure en exigeant que l’équipement et les matériaux destinés aux projets d’infrastructure financés par le gouvernement fédéral soient achetés auprès d’entreprises canadiennes ou de pays avec lesquels le Canada a convenu de permettre l’approvisionnement mutuel de nos travailleurs concernant nos projets d’infrastructure respectifs.

Soutenir l’infrastructure nordique

Les conservateurs comprennent que les dépenses d’infrastructure ne sont pas seulement nécessaires dans nos centres urbains, mais aussi dans nos régions nordiques et rurales. Les Canadiens d’un océan à l’autre comptent sur les infrastructures comme les routes, les ponts et les ports pour se déplacer et il faut veiller à ce que ces projets soient en mesure de résister aux conditions plus difficiles du Nord canadien.

Un gouvernement conservateur veillera à ce que les territoires reçoivent leur juste part du financement des infrastructures en leur réservant une enveloppe de financement qui tient compte des coûts de construction élevés et des conditions météorologiques dans le Nord. Les conservateurs combleront le manque d’infrastructures dans le Nord en matière de logement, de télécommunications, de transport, d’énergie et de préparation aux changements climatiques. Le raccordement simultané d’un plus grand nombre de collectivités aux réseaux électrique, routier et à Internet haute vitesse réduira également la dépendance aux carburants diesel et améliorera la qualité de vie des résidents de ces collectivités.

Le plan conservateur pour l’infrastructure nordique comprend :

  • Le projet du port et de route de la baie Grays
  • La ligne hydroélectrique et à fibre optique de Kivaliq
  • La construction de la route du port de Tuktoyaktuk
  • Un projet d’envergure pour fournir de l’énergie propre au Yukon, en partenariat avec le gouvernement du Yukon

Combler la fracture numérique

Le gouvernement Trudeau a mis en place huit programmes de financement fédéraux différents pour les services à Internet haute vitesse, tels que le Fonds pour la large bande universelle, Brancher pour innover, Brancher les Canadiens, le Fonds pour la large bande du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) les fonds de développement économique des régions rurales et du Nord, ainsi que le financement offert par la Banque de l’infrastructure du Canada.

Les libéraux ont fait de nombreuses annonces au sujet d’investissements importants dans le domaine de l’Internet haute vitesse, mais comme pour le reste de leurs annonces en matière d’infrastructure, peu de projets ont été financés et construits, car ils ne coordonnent pas leurs actions avec les autres niveaux de gouvernement ou même entre eux. De plus, les entreprises du secteur privé font face à de nombreux obstacles pour que les projets soient construits. Il faut de trois à cinq ans pour que certains projets de large bande en milieu rural soient approuvés.

Les conservateurs du Canada s’engagent à connecter tout le Canada à Internet haute vitesse d’ici 2025. Un gouvernement conservateur consolidera tous les programmes de large bande en milieu rural et travaillera avec les entreprises de télécommunication pour investir massivement dans l’accès à large bande en milieu rural et l’augmentation de la capacité du réseau. Les conservateurs du Canada travailleront également en étroite collaboration avec les provinces afin de coordonner les investissements fédéraux et de veiller à ce que l’argent soit versé à des projets prêts à être mis en œuvre.