Carleton

Hon. Pierre Poilievre

Âgé de 39 ans, Pierre Poilievre a remporté cinq élections et est député de la circonscription de Nepean-Carleton (maintenant connue sous le nom de Carleton) depuis 12 ans. En sa qualité de porte-parole de l’opposition officielle pour le Conseil du Trésor, il siège actuellement au sein du Comité des comptes publics, qui étudie les rapports publiés par le vérificateur général portant sur les dépenses gouvernementales et la gestion de l’argent des contribuables.

Avant les dernières élections, M. Poilievre était ministre de l’Emploi et du Développement social — le ministère le plus important du gouvernement fédéral — et, pendant son mandat, il a supervisé la mise en œuvre réussie de la Prestation universelle pour la garde d’enfants bonifiée. Le ministère qu’il dirigeait est également responsable de la Sécurité de la vieillesse, du logement, de la formation professionnelle, de l’assurance-emploi et de la réduction de la pauvreté.

En 2013, M. Poilievre a été nommé ministre de la Réforme démocratique. Dans le cadre de cette nomination, il a assumé la responsabilité de la rédaction de la Loi sur l’intégrité des élections et de son adoption par le Parlement. La loi veillait à ce que l’argent n’exerce pas une influence indue sur la politique, facilitait l’accès au vote et exigeait que les électeurs présentent une pièce d’identité avant de voter.

Cette loi s’appuyait sur son travail de secrétaire parlementaire du président du Conseil du Trésor, dans le cadre duquel il a aidé le ministre de l’époque, John Baird, à faire adopter par le Parlement La Loi fédérale sur la responsabilité. Plus tard, soit de 2008 à 2011, il a assumé le poste de secrétaire parlementaire du premier ministre et, pendant cette période, il a été le coauteur du programme électoral des conservateurs de 2011, un programme qui a aidé le parti à obtenir une majorité lors des élections et qui a permis d’équilibrer le budget et de réduire les dépenses et les impôts.

Orientation communautaire

M. Poilievre a la réputation de défendre les causes que ses électeurs portent à son attention.

Très récemment, il a collaboré avec le gouvernement libéral afin de contribuer à sauver la vie du propriétaire d’une petite entreprise locale. Colin Perera souffrait de symptômes avancés d’insuffisance rénale lorsque son neveu du Sri Lanka a proposé de venir au Canada pour lui faire don d’un organe. Toutefois, Immigration Canada a refusé de lui accorder un visa de visiteur. Après avoir pris connaissance du problème, M. Poilievre a travaillé avec le ministre de l’Immigration, John McCallum, afin que le neveu obtienne un permis ministériel rarement délivré et puisse entrer au Canada pour l’opération, qui était prévue au printemps de 2016.

De même, un major des Forces armées canadiennes qui habite à Osgoode a informé M. Poilievre que le gouvernement l’empêchait de passer du temps avec son nouveau-né en refusant de lui accorder un congé parental en vertu des dispositions de l’assurance-emploi. Les prestations du major Jim Duquette avaient expiré pendant son déploiement militaire au Moyen-Orient. Selon les règles de l’assurance-emploi, les détenus peuvent reporter leurs prestations pendant leur séjour en prison, mais les soldats ne peuvent pas faire de même pendant leur participation à une mission. M. Poilievre a donc convaincu le gouvernement de présenter la Loi sur l’équité pour les familles militaires, qui permet aux soldats de reporter leur congé parental jusqu’à leur retour de mission, ce qui leur permet de passer un temps précieux avec leurs jeunes enfants.

En 2005, une famille d’agriculteurs d’Osgoode a présenté à M. Poilievre l’idée d’un crédit d’impôt pour la condition physique des enfants, lequel l’a communiquée au chef de l’opposition de l’époque, Stephen Harper. Par la suite, ce dernier a fait campagne en promettant de mettre en œuvre ce crédit d’impôt, ce qu’il a fait en 2006. Cette mesure permettait aux familles de demander un crédit d’impôt maximal de 1 000 $ par enfant visant à compenser le coût d’inscription des activités sportives. (Depuis, le gouvernement Trudeau l’a aboli.)

M. Poilievre habite à Greely, en Ontario, un village au sud d’Ottawa.